Désinformation en santé : avoir les bons réflexes
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Les personnes âgées sont souvent la cible de désinformations en santé. Très présentes sur les réseaux sociaux, sur internet, avec le bouche-à-oreille, les fausses informations circulent vite. Elles peuvent avoir des conséquences graves sur la santé. Comment les repérer ? Que faire en cas de doute sur une information en santé ?
Que veut dire la désinformation en santé ?
La désinformation en santé est la diffusion de fausses informations concernant par exemple les maladies, les traitements, les vaccins, les pratiques de soins...
Pour comprendre la différence entre désinformation et mésinformation en santé, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Quels sont les risques liés à la désinformation en santé ?
La désinformation expose les personnes âgées à plusieurs dangers.
- Refus, retard ou abandon de soins : en suivant de mauvais conseils, on peut négliger des symptômes, refuser ou arrêter un traitement essentiel...
- Adoption de comportements à risque : consommation de produits dangereux, automédication non contrôlée qui peuvent avoir des effets sur la santé, la survenue de maladies, la mise en danger...
- Isolement et perte de confiance : la désinformation peut semer le doute envers les professionnels de santé et les institutions, ce qui fragilise la prise en charge globale.
- Exploitation financière ou sectaire : certaines désinformations visent à attirer les personnes vers des systèmes coûteux ou des dérives sectaires.
Comment se tenir informé de façon fiable ?
S’informer sur les sites institutionnels officiels
Pour vous informer, il existe des sites fiables et officiels comme sante.fr, ameli.fr, sante.gouv.fr, inserm.fr, has-sante.fr…
Pour en savoir plus, consulter l’article « Informations sur la santé : quelles sont les sources fiables ? » sur le site sante.fr.
Consulter la rubrique « Décryptages » sur le site sante.fr
La rubrique Décryptages du site Sante.fr aborde de nombreuses thématiques concernant la santé du quotidien : nutrition, bien-être et hygiène de vie, médicaments, vaccins et traitements, cancers, santé environnementale, dépendances et addictions, maladies infectieuses…
Participer à des ateliers d’éducation à la santé
De nombreuses associations et caisses de retraite proposent des formations pour apprendre à repérer les fausses informations.
Autres conseils pour éviter la désinformation
- Échanger avec votre médecin ou votre pharmacien pour valider une information surprenante ou douteuse.
- Croiser les sources : ne vous fiez pas à une seule information, surtout si elle provient des réseaux sociaux.
- Rester critique : si une information semble trop belle ou trop alarmiste, vérifiez-la !
- Lire au-delà des titres des articles qui peuvent être sensationnalistes et ne pas refléter fidèlement le contenu.
- Prendre le temps de lire entièrement les articles et vérifier les sources de l’article.
- Tenir compte du consensus scientifique : ne pas tirer de conclusions d’une étude isolée non confirmée par d’autres.
Tous acteurs, pour lutter contre la désinformation en santé !
Afin de ne pas propager de fausses informations, prenez le temps de vérifier les informations en santé avant de les partager. Relayer de fausses informations peut faire courir un risque aux autres.
Pour en savoir plus, consulter l’article "Infox Santé : ne contribuez pas à leur dissémination !" sur le site sante.fr.
Début 2026, le ministère de la Santé a lancé une stratégie nationale de lutte contre la désinformation en santé.
Les principaux axes de cette stratégie sont :
- une consultation citoyenne et baromètre pour mesurer l’exposition aux infox,
- la création d’un Observatoire de la désinformation pour identifier et analyser ces phénomènes,
- la mise en place d’une info vigilance pour détecter rapidement les fausses infos et y répondre avec des contenus pédagogiques adaptés, notamment sur les réseaux sociaux,
- une éducation aux médias et à la santé, dès le plus jeune âge et tout au long de la vie.




