Dépassons les préjugés liés à l’âge !

Publié le

Chaque personne avance en âge à son rythme, avec son histoire, en continuant de faire des choix et d’avoir des aspirations. Favoriser un regard plus juste sur le vieillissement permet de reconnaître pleinement la place, les droits et la participation de chaque personne âgée dans la société.

Selon une enquête du Conseil de l'âge du Haut Conseil de la famille, de l'enfance et de l'âge (HCFEA), la plupart des Français ne se considèrent pas comme âgistes. Pourtant, deux tiers des Français considèrent la société française comme âgiste.

Qu’est-ce que l’âgisme ?

Réduire une personne à son âge empêche de voir ce qu’elle est réellement : une personne avec son parcours de vie, ses talents et ses envies.

L’organisation mondiale de la Santé (OMS) donne une définition de l’âgisme :

L’âgisme regroupe les stéréotypes (la façon d’envisager l’âge), les préjugés (ce qu’inspire l’âge) et la discrimination (la façon de se comporter), dont on est soi-même victime ou dont autrui est victime en raison de l’âge.

Lorsqu’il concerne les personnes âgées, l’âgisme consiste à avoir des idées toutes faites sur elles ou à les traiter différemment simplement en raison de leur âge. Par exemple :

  • penser qu’une personne âgée est forcément fragile ou dépendante,
  • supposer qu’elle ne peut plus apprendre,
  • parler à sa place ou prendre une décision sans lui demander son avis,
  • considérer qu’elle n’a plus de rôle à jouer dans la société,
  • l’exclure d’une activité ou d’un service en raison de son âge…

L’âgisme peut se manifester par une remarque, une attitude ou une décision prise « pour le bien » d’une personne sans réellement prendre en compte ses choix. Même lorsqu’elles partent d’une bonne intention, ces attitudes peuvent limiter l’autonomie des personnes âgées et nuire à leur confiance en elles.

Comment lutter contre l’âgisme ?

En valorisant la place des personnes âgées dans la société, nous contribuons à construire une société plus inclusive, respectueuse et solidaire.

Lutter contre l’âgisme, c’est changer de regard :

  • les compétences et l’expérience des personnes âgées ;
  • respecter leurs choix et leur autonomie ;
  • éviter les généralisations sur le vieillissement ;
  • favoriser les échanges entre les générations.

Des rencontres et des temps partagés : un moyen de lutter contre les idées reçues

Sensibiliser, informer, rassembler des personnes de générations différentes, ces actions sont essentielles pour combattre les préjugés et les stéréotypes. Les personnes âgées participent à la vie de la société de nombreuses façons : dans leur famille, leur quartier, auprès d’une association, de leur commune ou encore dans des projets intergénérationnels.

Découvrez la campagne vidéo de sensibilisation « Âgés, et alors ? » qui donne la parole à des femmes et des hommes qui sont bénévole, grand-parent impliqué, habitant d’un logement intergénérationnel ou résident en maison de retraite. Ces vidéos illustrent différentes façons de rester engagé, de transmettre et de créer du lien à tout âge.

Un tiers lieu en EHPAD : des générations qui se rencontrent

Denis partage des moments de jeu avec des jeunes au sein du tiers-lieu de son EHPAD. Des activités basées sur la convivialité et l’échange entre générations.

Des générations qui se rencontrent, des liens qui se créent - Âgés, et alors ?

Denis, résident de l'EHPAD :

Ah... Ola... Oh...je suis beau !

Ma maison... premier étage. C'est ma chambre. C'est là où je vis. Mes petits soldats de plomb. L’armée de Napoléon.

Je m'appelle Denis. Ici on est à l’EHPAD de Saint-Just au Havre. Les gens ici... c'est pas de la première jeunesse. On vit un peu en communauté.

Groupe de collégiens :

Bonjour.

Professionnelle de l'EHPAD :

Vous jouez contre les deux jeunes ?

Une collégienne :

On vient pour jouer avec les personnes âgées. Je trouve que c'est une bonne idée, ça change.

Voix off :

Ça apporte quoi ce type de rencontre ?

Denis :

C’est bien, parce qu'on est au moins sûr de gagner. On est doué...hein.

Un collégien :

Pour le coup, ça je suis choqué.

Une collégienne :

Moi j'y gagne du bon temps aussi, parce que ça fait toujours plaisir de rencontrer de nouvelles personnes.

Denis :

Ça permet de mieux se comprendre après. Et puis c'est la convivialité.

J’ai marqué.

Voix off :

Âgé et alors !

Les collégiens :

Au revoir !

Denis :

 Ils nous apportent beaucoup, et puis nous aussi on leur apporte quelque chose.

Voix off :

Dépassons nos préjugés.

Un message de "Pour bien vieillir" et "Pour les personnes âgées.gouv.fr"

Une résidence autonomie intergénérationnelle : créer du lien au quotidien

À 21 ans, Kyria vit en résidence autonomie et partage des activités avec les résidents. Une expérience riche en échanges et des moments qui renforcent le lien entre génération.
 

Cohabitation intergénérationnelle, vivre ensemble à tout âge - Âgés, et alors ?

Kyria, étudiante :

On va aller nourrir les poules. Avec madame qui part déjà en file de tête.

Habitante de la résidence autonomie :

Venez Venez, venez, venez...

Kyria, étudiante :

Ça va aller pour vous baisser ?

Habitante de la résidence autonomie :

Venez, venez, mes petites bêtes. 

Kyria, étudiante :

Trop mignon !

Habitante de la résidence autonomie :

Normalement il y en a neuf.

Kyria, étudiante :

C'est la première fois que je les vois. J'espère les apprivoiser comme vous un jour.

Alors moi je m'appelle Kyria, j'ai bientôt 21 ans. 

Ici on est à la résidence de personnes âgées de Clairbois. Il y a une centaine de résidents et on est cinq étudiants.

Habitante de la résidence autonomie :

Je suis bien contente de vous recevoir. Ça me fait plaisir de recevoir des jeunes. Entrez. Je vais vous montrer la photo de mes 100 ans. J'ai eu tout un petit livre.

Kyria, étudiante :

Alors je suis logée ici dans un but intergénérationnel. J'ai droit à un petit studio de 20m2. Et voilà mon studio.

Ici, ça m'a été proposé par une assistante sociale contre 15h à 20h de temps passé avec les personnes âgées. C'est juste du lien social. Par exemple, il y a un architecte, il y a une psychologue, il y a une dame qui a fait ses études aux États-Unis. C'est plus qu'enrichissant.

Voix off :

Agées et alors !

Kyria, étudiante :

Ça fait que trois semaines que je suis là, bientôt un mois mais c'est super chaleureux. C’est de la compagnie, de la bonne compagnie.

Voix off :

Dépassons nos préjugés

Un message de "Pour bien vieillir" et "Pour les personnes âgées.gouv.fr"

Le bénévolat : s’engager à tout âge

Ève met son temps et son expérience au service des autres au sein de l’association « Les Restos du Cœur ». Une façon de rester active, de créer du lien et de contribuer à la vie collective.

Le bénévolat, l'envie d'agir ne prend pas sa retraite - Âgés, et alors ?

Ève : 

Bonjour tout le monde ! Bonjour. 

Qui c’est qui fait la salle ? 

Tu te mets là bas avec les garçons.

Homme : 

À la plonge ?

Ève : 

Parce que tu as bien l'habitude.

Aujourd'hui, on sert des pâtes végétariennes donc ça va plaire à tout le monde et on attend 800 personnes.

Je m'appelle Ève, j'ai 75 ans.

Je suis bénévole aux Restos du cœur depuis ma retraite.

S’il y a du monde, il y en a un qui ira aider là.

En prenant ma retraite, je savais que je n'allais pas rester inactive. Donc j'ai commencé comme simple bénévole. Et puis au bout de quelques années, je suis devenue responsable deux jours par semaine. C'est un très gros centre. Il faut que j'ai à peu près 25 bénévoles par jour.

Ça va, c'est bon ?

L'idée reçue pour moi, ce serait que la personne âgée ne serve à rien. Simplement les gens on leur a tellement mis dans la tête qu'à partir d'un certain âge, on n'était plus bon à rien... c'est dommage. Parce qu'on peut toujours être utile. On peut toujours aider. Il y a plein d'associations, il y a plein de choses à faire.

La grammaire. Le conditionnel présent, qu'est ce que c'est que ce temps ?

Il faut que j'aille à l'alphabétisation... on n'est pas là pour rigoler...

Voix off :

Agée et alors !

Dépassons nos préjugés

Un message de "Pour bien vieillir" et "Pour les personnes âgées.gouv.fr"

Grands-parents : un soutien au quotidien

Pauline consacre du temps à ses petits-enfants et participe ainsi à l’équilibre familial.

Grands-parents, un soutien au quotidien - Âgés, et alors ?

Pauline :

C'est toi qui a fait ça ?

Je suis une grand-mère qui a pris sa retraite il y a deux ans d'un métier assez prenant de médecin hospitalier.Mais finalement je suis passée à une vie de grand-mère active.

Ce sont les deux fils de ma fille, il y a Mattia qui a six ans et Enea qui a deux ans et demi. 

Enea :

Non trois ans et demi ! 

Pauline :

Trois ans et demi. Excuse moi, je me trompe.

Je m'appelle Pauline, j'ai 67 ans. Pour moi être grand-parent c'est dans la continuité d'être parent. D'ailleurs, j'ai quand même quatre enfants.

On va aller sur notre banc. C’est intéressant parce que c'est un jardin qui est ouvert qu'à 15 h pour les sorties d'école.

Tu prends d'abord ton goûter et après on cherchera des bâtons.

Je me sens utile parce que pour mes enfants c'est utile. Ça rythme la semaine parce que le mercredi, je m'occupe d'autres petits enfants. 

Ah oui tu fais Tarzan.

Je trouve que ça maintient jeune parce qu'on est obligé de bouger, de courir s’agiter. 

Donne le savon à ton frère. Il faut prendre des vraies responsabilités, il ne faut pas juste venir dire coucou le soir. C'est aussi du quotidien, les disputes... ce qui ne veulent pas manger. 

Femme :

Ça va les cocos ?

Pauline :

Ils ont été très sages.

Voix off :

Agée et alors !

Dépassons nos préjugés

Un message de "Pour bien vieillir" et "Pour les personnes âgées.gouv.fr"

À savoir 

Cette campagne est portée par la Caisse nationale de l’Assurance retraite, la Caisse centrale de la Mutualité sociale agricole (CCMSA), la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL, gérée par la Caisse des dépôts) et l’Agirc-Arrco associées à la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA).

Le droit de choisir et de décider

Pouvoir décider pour soi est une dimension essentielle de l’autonomie. Lorsqu’une personne avance en âge ou a besoin d’aide dans son quotidien, il est important de continuer à rechercher son avis, de lui donner les informations dont elle a besoin et de respecter ses choix.

Respecter le droit de choisir et de décider des personnes âgées est un moyen concret de faire reculer l’âgisme et de lutter contre la discrimination et les inégalités fondées sur l’âge.

À savoir

Les préjugés liés à l’âge peuvent avoir des conséquences concrètes et conduire à de la discrimination, notamment dans l’accès au logement, aux soins, aux loisirs ou à certains services. Si vous pensez être victime de discrimination, n’hésitez pas à demander de l’aide et à en parler autour de vous.

Pour plus d’information, consultez l’article « Que faire en cas de discrimination ? ».

Liens utiles