Vivre à domicile avec un handicap moteur

Publié le : 
10 novembre 2015
- Mis à jour le : 
13 décembre 2016

L’avancée en âge ou les conséquences d’une maladie (maladie de Parkinson, accident vasculaire cérébral, maladie neurologique évolutive, maladie rhumatologique, cancer…) peuvent entraîner l’apparition d’un handicap moteur. Des difficultés pour se déplacer et accomplir les tâches du quotidien surviennent. Il est possible de continuer à vivre domicile avec un handicap moteur en mettant en place différentes aides.

Bénéficier de soins à domicile

La cause ou les causes du handicap moteur peuvent nécessiter une prise en charge complexe :

  • plusieurs professionnels de santé sont amenés à intervenir : médecin traitant, médecin rééducateur, neurologue, rhumatologue, infirmier, kinésithérapeute, orthophoniste, ergothérapeute, psychomotricien…  Une coordination des interventions est parfois nécessaire ;
  • différentes approches des traitements sont possibles : médicamenteuses et non médicamenteuses.

Il existe des structures, des services et des outils permettant à la personne de mieux personnaliser et planifier sa prise en charge à domicile.

Pour bénéficier de soins infirmiers à domicile, il est possible de faire appel à un infirmier libéral, à un centre de soins infirmiers ou à un SSIAD (service de soins infirmiers à domicile) dédié aux personnes âgées de plus de 60 ans ou atteintes d’une maladie chronique.

Pour trouver un SSIAD, consulter l’annuaire du portail.

Faire appel à un service d'aide à domicile

Les services d’aide à domicile ou les SPASAD (services polyvalents d’aide et de soins à domicile) peuvent intervenir auprès des personnes atteintes d’un handicap moteur.

Les interventions des services d’aide à domicile ont pour objectif de préserver ou de restaurer l’autonomie des personnes dans l’exercice des activités de leur vie quotidienne et ainsi de leur permettre de continuer à vivre chez elles le plus longtemps possible. Les services d’aide à domicile veillent aussi à maintenir et à développer des activités sociales et des liens avec l’entourage des personnes accompagnées.

Si la participation de la personne n’est plus possible pour une activité donnée, les professionnels du service d’aide à domicile ou du SPASAD peuvent aussi réaliser cette tâche pour elle.

Les interventions des services d’aide à domicile peuvent concerner :

  • l’entretien du logement et du linge,
  • l’aide au lever,
  • l'aide à la toilette et à l’habillage,
  • l’aide aux courses,
  • la préparation des repas,
  • la prise des repas,
  • l’aide au coucher.

Pour en savoir plus sur les services d’aide à domicile, consulter l’article « Les services d’aide à domicile ».

Pour trouver un SPASAD, consulter l’annuaire du portail.

Quelles aides ?

Deux aides sont possibles pour aider à payer les frais d’intervention d’un service à domicile :

  • l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) destinée à couvrir en totalité ou en partie les dépenses liées à la perte d’autonomie des personnes âgées de plus de 60 ans vivant à domicile ou en établissement. L’APA peut aider à financer de l’aide directe  à la personne (toilette, lever, prise du repas…) et de l’aide pour les tâches domestiques (course, entretient du linge, préparation du repas…). Pour en savoir plus, consulter l'article « l’APA ».
  • la PCH (prestation de compensation du handicap) destinée à prendre en charge en totalité ou en partie les dépenses liées au manque d'autonomie des personnes vivant à domicile ou en établissement qui ont besoin d’une aide pour faire face aux difficultés générées par un handicap dans leur vie quotidienne. La PCH peut aider à financer de l’aide directe à la personne (toilette, lever, prise du repas…) mais ne peut pas servir à financer de l’aide pour les tâches domestiques (course, entretien du linge, préparation du repas…).

Pour bénéficier de la PCH, il faut :

  • soit être âgé  de moins de 60 ans lors de la première demande ;
  • soit être âgé de moins de 75 ans et avoir rempli les conditions d’accès à la PCH avant 60 ans ;
  • soit être encore en activité professionnelle.

Une fois que l’on est bénéficiaire de la PCH, il est possible de continuer à en bénéficier jusqu’à la fin de sa vie si besoin. Pour en savoir plus sur la PCH, consulter l'article « La PCH ».

A noter : Quand on a plus de 60 ans et qu’on est éligible à la fois à l’APA et à la PCH, en fonction de sa situation, il peut être plus intéressant de choisir l’une ou l’autre des aides.  L’APA et la PCH ne sont pas cumulables. Pour en savoir plus, consulter le dossier « Droits des personnes handicapées vieillissantes ».

Adapter son logement

Les personnes avec des problèmes de mobilité peuvent avoir des difficultés pour se déplacer et risquer de chuter. Elles peuvent aussi avoir des difficultés pour utiliser les équipements de la maison par exemple pour manipuler les robinets, pour ouvrir une porte avec une clé… Des solutions existent pour rendre le logement mieux adapté à leurs besoins :

  • la pose de volets électriques,
  • installation d’un interphone, d’une porte automatique,
  • installation d’un éclairage automatique…
  • la pose d’une robinetterie plus aisée à manipuler : remplacement des deux robinets eau chaude-eau froide à tourner par un mitigeur, installation d’un mitigeur avec un long manche s’il est difficile d’avancer la main jusqu’à l’arrière du lavabo…  

Des aides sont possibles pour financer ces installations.

Pour en savoir plus sur ces solutions et ces aides, consulter l’article « Aménager son logement ».

S’équiper de matériel adapté

De nombreux équipements sont conçus pour compenser les différents handicaps que rencontrent les personnes dans leur vie de tous les jours.

Ces équipements permettent de continuer à faire les choses comme on le souhaite, sans forcément avoir besoin de l’aide de quelqu’un. De nombreux matériels peuvent faciliter la vie au quotidien pour :

  • se déplacer,
  • communiquer,
  • faire sa toilette,
  • se divertir…

Pour en savoir plus, consulter l’article « S’équiper de matériel adapté ».

Se déplacer

Lorsque des problèmes de mobilité apparaissent, se déplacer à l’extérieur devient particulièrement difficile.

Il existe des solutions de transport adapté, des cartes qui facilitent les déplacements, des aménagements possibles du véhicule pour pouvoir continuer à conduire.

Pour en savoir plus, consulter la rubrique « Se déplacer à l’extérieur ».

Assurer sa sécurité

La téléassistance est une solution qui permet de de sécuriser les personnes qui ont un handicap moteur et qui vivent seules chez elles.

En cas de problème comme une chute ou un malaise, la personne peut joindre 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 une plateforme téléphonique en appuyant sur un médaillon ou une montre portée en permanence. Selon le degré d’urgence de la situation, un proche est contacté ou une intervention est déclenchée pour porter assistance à la personne.

Pour en savoir plus, consulter l’article « La téléassistance ».

Trouver du soutien

Il existe de nombreuses associations qui ont pour mission d’informer, d’orienter,  de conseiller les personnes avec un handicap moteur.

Voici quelques liens vers les sites Internet des principales associations. La liste n’est pas exhaustive.

Si vous êtes atteint de la maladie de Parkinson

Vous pouvez consulter :

Si vous êtes atteint d’une sclérose en plaques

Vous pouvez consulter les sites Internet de :

Si vous avez eu un AVC (accident vasculaire cérébral)

Vous pouvez consulter le site Internet de France AVC.

Si vous êtes atteint d’une maladie rhumatismale

Vous pouvez consulter le site Internet de l’association française de lutte antirhumatismale.

Si vous avez un cancer

Vous pouvez consulter les sites Internet de :

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