Avoir du temps libre

Publié le : 
18 mars 2015
- Mis à jour le : 
8 février 2017

Il n’est pas toujours facile de dégager du temps pour soi lorsqu’on accompagne un proche au quotidien. Pourtant, lorsque l’on accompagne un proche en perte d‘autonomie, se réserver des moments de pause est essentiel pour soi mais aussi pour son proche. Des solutions permettent de vous remplacer auprès de votre proche. Ces solutions sont également bénéfiques pour votre proche en perte d’autonomie, à qui l’on propose un accompagnement adapté à sa situation.

Afin de permettre aux proches aidants de prendre des temps de repos ou de dégager du temps, la loi du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement instaure un droit au répit pour les proches aidants. Il s’agit des proches aidants de personnes bénéficiaires de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) qui assurent une présence ou une aide indispensable au soutien à domicile de leur proche et qui ne peuvent être remplacés par un membre de leur entourage pour assurer cette aide.

S’absenter durant la journée

Quand on accompagne au quotidien un proche en perte d’autonomie, pouvoir dégager du temps pour aller chez le médecin, chez le coiffeur, pour passer prendre un café chez des amis est important. Cela permet de souffler, se ressourcer et continuer à prendre soin de soi. C’est également important pour conserver de l’énergie et la santé dans la durée quand il est question d’accompagner une personne atteinte de maladie lentement évolutive.

Des solutions existent pour permettre aux aidants de dégager du temps dans la journée :

  • L’accueil de jour : les personnes âgées qui vivent chez elles peuvent être accueillies une à plusieurs journées par semaine dans une structure proposant un accueil de jour. Fréquenter un accueil de jour permet de préserver son autonomie grâce aux activités adaptées et  retarder l’entrée en établissement. Ces temps passés hors du domicile contribuent également  à rompre l’isolement et à permettre aux proches de dégager du temps pour leurs propres occupations. C’est maintenir du lien social tant pour la personne aidée que pour son proche aidant.
  • Faire appel à un service d’aide à domicile : les services d’aide à domicile peuvent intervenir pour aider les personnes âgées à faire ce qu'elles n'ont plus les capacités de faire seules : s’habiller, faire les courses, préparer les repas. Les aides à domicile peuvent aussi venir prendre le relais de l’aide apportée par les proches au quotidien. Pour en savoir plus, consulter l'article sur les services d’aide à domicile.

S’absenter plusieurs jours

Quand on accompagne au quotidien un proche en perte d’autonomie, pouvoir s’absenter pour quelques jours est important, par exemple pour partir en vacances, rendre visite à des proches ou remplir des obligations…  

L’hébergement temporaire permet aux  proches des personnes âgées qui vivent à domicile de trouver des solutions d’hébergement pour une courte durée. Il est possible d’être hébergé temporairement dans un établissement pour personnes âgées ou chez des accueillants familiaux.

Pour trouver un hébergement temporaire, consulter l’annuaire du portail.

Des temps de répit ou de relais financés pour les proches aidants des bénéficiaires de l’APA

L’APA (allocation personnalisée d’autonomie) peut être utilisée pour financer des frais d’accueil de jour ou d’hébergement temporaire.

Afin de leur permettre de se reposer ou de dégager du temps, la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement instaure un nouveau droit au répit pour les proches aidants :

  • de personnes bénéficiaires de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie),
  • assurant une présence ou une aide indispensable à la vie à domicile de leur proche,
  • et qui ne peuvent être remplacés par une personne de leur entourage pour assurer cette aide.

Ce droit au répit peut être activé quand le plafond du plan d’aide APA de la personne aidée est atteint pour financer jusqu’à 500 € par an :

Les bénéficiaires de l’APA acquittant une participation financière sur leur plan d’aide acquitteront une participation sur le droit au répit dans les mêmes conditions. Il est aussi possible qu’un complément soit demandé par l’établissement.

Cette mesure entre en vigueur au 1er mars 2016.  Pour  les personnes qui bénéficiaient de l’APA avant la réforme, la mise en œuvre s’effectuera progressivement. Les départements ont jusqu’au 1er janvier 2017 pour examiner les situations des bénéficiaires dont le plan d’aide atteint les anciens plafonds.

Pour en savoir plus sur l’APA, consulter l’article « L’APA ».

Prise en compte des besoins des proches aidants lors de l’évaluation à domicile   

Dans le cadre de la réforme de l'APA à domicile, la situation et les besoins du proche aidant sont évalués à l’occasion d’une première demande d’APA, d’une demande de révision, ou lors d’un renouvellement du plan d’aide APA.

L’équipe médico-sociale APA qui réalise l’évaluation à domicile, au vu de cette évaluation et de celle de la personne âgée, des attentes exprimées par chacun, pourra donner des informations et conseils utiles aux aidants. Par exemple :

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