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Journée nationale des aidants : préparez votre programme

Publié le : 
13 septembre 2018
- Mis à jour le : 
13 septembre 2018

De nombreuses actions seront organisées partout en France autour du 6 octobre, journée nationale des aidants, placée cette année sous le thème de la santé des aidants. Découvrez les actions organisées près de chez vous sur www.lajourneedesaidants.fr.

A l’occasion de la journée nationale des aidants, des centaines d’événements seront organisés autour du 6 octobre par les acteurs engagés quotidiennement auprès des aidants de personnes âgées en perte d’autonomie ou de personnes handicapées.

La thématique retenue cette année est celle de “La santé des aidants ”. Les aidants pourront  trouver des informations et des conseils sur les solutions existantes et leurs droits pour préserver leur santé. Pour en savoir plus, consultez l’article Préserver sa santé

Si vous souhaitez participer à l’évènement, vous pouvez préparer votre programme en consultant la carte en ligne, référençant les évènements organisés, sur le site de la journée : www.lajourneedesaidants.fr

Les organisateurs peuvent y inscrire leurs évènements.

Ecoutez les chroniques radio « On en parle » consacrées au portail

Publié le : 
4 septembre 2018
- Mis à jour le : 
4 septembre 2018

Une personne âgée, deux aidants et un professionnel témoignent, en 1 minute, de leur utilisation du portail www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr pour choisir les établissements et les services, se renseigner sur les aides possibles… Ces chroniques sont diffusées du 3 au 30 septembre sur RTL, France Bleu, Nostalgie et sur des stations outre-mer.

Interview d’Andrée, 78 ans, qui consulte régulièrement le portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr

Interview de Nadia qui a trouvé une maison de retraite médicalisée pour sa mère sur le portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr

Interview de Michel qui travaille dans un point d’information local dédié aux personnes âgées

Interview de Paul qui a trouvé une solution d’hébergement temporaire pour sa mère grâce au portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr

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Témoignage de Brigitte Geoffroy, accueillante familiale

Publié le : 
4 septembre 2018
- Mis à jour le : 
5 septembre 2018

Brigitte Geoffroy est accueillante familiale dans les Deux-Sèvres. Elle accueille Laurence, 51 ans, en situation de handicap, qui vit chez elle en permanence et partage la vie de sa famille. Elle témoigne de son expérience. 

"Depuis janvier 2017, j’accueille et  j’accompagne Laurence atteinte d’une maladie génétique et en situation de handicap. Malgré les appréhensions de devoir intégrer à la maison une personne ayant des problèmes, je ne redoutais pas le regard des autres.

Je consacre beaucoup de temps à Laurence. Nous avons appris à nous connaître et à faire la part des choses, entre ses capacités, ses forces et ses faiblesses.

Oui, accueillante familiale, c’est une profession. Pour l’exercer, il faut rester optimiste, ne pas abandonner le combat et être solide sur le plan psychologique. Il faut faire preuve de fermeté pour préserver une éthique de vie. C’est une mission à laquelle je crois. Bien sûr, il y a des tâches, des obligations, des responsabilités. Mais il faut surtout accepter la différence, partager les mêmes intérêts. Cela fait partie de la nature quand il s’agit d’humain. C’est aussi la capacité de vivre ensemble. Des liens se tissent.

Il faut aussi gérer les prises de médicaments, les rendez-vous avec le psychologue et les professionnels de santé (infirmiers, docteur, pharmacien...) et aimer travailler en équipe avec les assistantes sociales, les tutrices.

Bien sûr il y a des journées hors norme, où on s’engage 24h sur 24h, en fonction de la dépendance. Mais c’est la continuité d’une vie sociale, relationnelle, de la vie courante, un métier indépendant.

Pour exercer ce métier, nous devons être titulaires d’un agrément délivré par les services du département après des entretiens avec une assistante sociale, un médecin et un psychologue. Une formation initiale et continue est organisée par le département. Un suivi médico-social du département est mis en place pour nous aider dans notre travail. 

Pour moi, c’est un beau métier." 

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Comment un accueillant familial obtient-il son agrément ?

Publié le : 
4 septembre 2018
- Mis à jour le : 
6 septembre 2018

Nous avons rencontré l’équipe du bureau accueil familial des Deux-Sèvres en charge de l’instruction des dossiers de demande d’agrément pour l’accueil à domicile de personnes âgées ou de personnes handicapées. Elle nous a expliqué les différentes étapes de l’instruction.

Les personnes âgées ou les personnes handicapées qui ne peuvent ou ne veulent plus vivre chez elles, momentanément ou définitivement, ont la possibilité d’aller vivre chez des accueillants familiaux agréés par le conseil départemental. L’accueil familial est une solution qui constitue une alternative à l’hébergement en établissement.

La procédure d’agrément des accueillants, sous la responsabilité du conseil départemental, garantit la qualité de l’accompagnement des personnes qui choisissent cette solution d’hébergement. Le bureau de l'accueil familial dans les Deux-Sèvres, composé de 3 assistantes sociales, d’un médecin, d'une secrétaire, d'un contrôleur et d'une chef de service, est en charge du suivi de la procédure. 

1ère étape : remplir et déposer un dossier de demande d’agrément

Après avoir assisté à une réunion d'information sur l'agrément, les candidats doivent remplir un dossier de demande d’agrément pour exercer en tant qu’accueillant familial. Leurs motivations doivent y être détaillées ainsi que les conditions d’accueil proposées (dossier téléchargeable sur le site du département). Ainsi, les candidats doivent précisément décrire la composition de leur foyer, les pièces de leur logement, leur projet d'accueil…

Des pièces complémentaires sont à joindre au dossier, notamment un extrait de casier judiciaire et un certificat médical attestant que l’état de santé du candidat ainsi que celui des membres de son entourage vivant au foyer, lui permet d’assurer la santé, la sécurité et le bien-être physique et moral des personnes accueillies.

A partir de la réception du dossier complet, le conseil départemental a 4 mois pour notifier sa décision.

2ème étape : réalisation d'évaluations 

Après réception du dossier, l’équipe du bureau accueil familial réalise plusieurs évaluations.  

Une évaluation médicale est réalisée par le médecin du Département, pour vérifier qu’aucune contre-indication médicale ne s’oppose à l’exercice du métier d’accueillant familial. Un psychologue vacataire effectue à la demande du département une évaluation psychologique du candidat.

Une assistante sociale du bureau accueil familial se rend au domicile du candidat pour évaluer les motivations, le projet d'accueil et les conditions matérielles d’accueil. L’assistante sociale vérifie la cohérence du projet du candidat. Le métier d’accueillant familial peut parfois être idéalisé par les candidats. Les assistantes sociales peuvent mettre le candidat en lien avec d’autres accueillants pour qu’il puisse confronter la représentation qu’il se fait du métier avec la réalité de son exercice au quotidien.

L’adhésion de l’ensemble des membres de la famille au projet est également essentielle. L’assistante sociale va pour cela s’entretenir avec le conjoint et les enfants du candidat afin de vérifier leur adhésion à ce projet.

L’accessibilité des lieux, la conformité des espaces de vie aux critères requis par la loi (chambre de 9 m2 minimum pour une personne seule ou de 16m2 pour un couple…) est également un aspect étudié attentivement par l’assistante sociale.

3ème étape : passage du dossier en commission d’agrément

Une fois ces évaluations effectuées, le dossier est présenté à une commission d’agrément composée de l’équipe du bureau accueil familial, de professionnels du service maintien à domicile et d’élus du conseil départemental.

Quand la décision est favorable, un arrêté notifiant l’agrément est signé par le président du conseil départemental. L’agrément est valable 5 ans. La décision d'agrément précise notamment le nombre de personnes que l’accueillant familial peut accueillir. Ce nombre est déterminé en fonction du projet d'accueil présenté. Les accueillants familiaux peuvent accueillir jusqu’à 3 personnes chez eux voire 4 personnes si un couple est accueilli.

4ème étape : le premier accueil

Avant de débuter son premier accueil, l’accueillant familial doit suivre une formation préalable et être titulaire du PSC1 (initiation aux gestes de premiers secours).  Par la suite, une formation initiale puis continue est mise en place tout au long de l'activité des accueillants familiaux.

Le conseil départemental met ensuite en relation l’accueillant avec une ou plusieurs personnes qui souhaitent être accueillies. Si la rencontre se passe bien, un contrat de gré à gré est signé entre les deux parties et la personne âgée ou la personne handicapée vient vivre chez l’accueillant.

A ses débuts, l’accueillant familial est étroitement accompagné par les assistantes sociales du bureau accueil familial par des visites à domicile, pour vérifier que tout se passe bien tant pour l’accueillant que pour la personne accueillie. Des liens réguliers sont faits avec le médecin territorial et les partenaires concernés par le suivi de la personne accueillie. 

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Autonomie des personnes âgées : campagne d’information sur les aides et les solutions

Publié le : 
3 septembre 2018
- Mis à jour le : 
4 septembre 2018

La CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) lance une campagne d’information sur les aides et les solutions possibles pour faire face à une situation de perte d’autonomie liée à l’âge. Elle relaie l’information délivrée par le portail www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr, dont la mission d’information du grand public représente une mesure phare de la loi d’adaptation de la société au vieillissement.

Conduite avec le soutien du ministère des Solidarités et de la Santé, cette campagne participe de la volonté de promouvoir un meilleur accès aux solutions d’accompagnement portée par la feuille de route en faveur des personnes âgées annoncée par la Ministre en mai dernier.

La campagne s’articule autour d’un programme court « Ensemble pour l’autonomie » diffusé sur France 3 et France 5 et de chroniques radio « On en parle » diffusées sur RTL, France bleu et Nostalgie.

« Ensemble pour l’autonomie », 15 épisodes diffusés sur France 3 et France 5

En moins d’1 minute, 15 épisodes visent à informer les personnes âgées en perte d’autonomie et leurs aidants sur les thématiques suivantes :

  • Les informations générales sur la perte d’autonomie : le point d’information local dédié aux personnes âgées, la méthode d’évaluation de l’autonomie.
  • La vie à domicile : l’aide à domicile, les aides financières, la sortie d’hospitalisation…
  • Les solutions d’hébergement : les critères de choix, les différents types d’établissements ou d’accueil, les aides financières…
  • Les solutions pour les aidants. 

Les épisodes seront diffusés du 3 au 30 septembre sur France 3 et France 5 (40 diffusions) aux créneaux suivants :

  • sur France 3 : du lundi au vendredi vers 18h50
  • sur France 5 : du lundi au jeudi vers 20h45 / le samedi vers 17h45 et le dimanche vers 18h25

Vous pourrez les visionner en replay sur www.france.tv dans l’espace dédié « Ensemble pour l’autonomie » et les retrouver à l’issue de la campagne sur www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr.

« On en parle », 4 chroniques diffusées sur RTL, France bleu et Nostalgie

Une personne âgée, deux aidants et un professionnel témoignent, en 1 minute, de leur utilisation du portail www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr pour choisir les établissements et les services, se renseigner sur les aides possibles… Ecouter les chroniques. 

Ces 4 chroniques seront diffusées à 140 reprises sur RTL, France bleu et Nostalgie du 3 au 30 septembre et sur des stations d’outre-mer entre le 7 et le 26 septembre.

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Interview de Corinne Gibault, accueillante familiale

Publié le : 
30 août 2018
- Mis à jour le : 
30 août 2018

Corinne Gibault, accueillante familiale dans les Deux-Sèvres nous parle de son métier.

Corinne Gibault nous reçoit chez elle à Aiffres près de Niort dans les Deux-Sèvres. Elle accueille 4 personnes âgées de plus de 85 ans, dont un couple. Toutes habitaient aux alentours avant de venir résider chez Corinne et Jean-François, son mari. Agriculteur, Jean-François Gibault  est également très investi dans l’accueil qu’il qualifie de « projet familial ».

Au moment de notre visite, les filles des personnes accueillies ont tenu à être présentes pour témoigner de l’intérêt de l’accueil familial. La plupart d’entre elles ne connaissaient pas cette solution avant d’y avoir recours pour leurs parents.

Corinne Gibault, depuis combien de temps êtes-vous accueillante familiale ?

Depuis 12 ans. Avant de devenir accueillante familiale, j’ai travaillé 15 ans dans une maison de retraite, puis 8 ans en tant qu’aide à domicile. Mais je trouvais que je ne passais pas assez de temps avec les personnes, cela ne me convenait pas.

Comment êtes-vous arrivée à exercer le métier d’accueillante familiale ?

Quand j’étais aide à domicile, j’ai eu l’occasion de remplacer une accueillante familiale. C’est ainsi que j’ai découvert ce métier. Je me suis dit : pourquoi pas moi ? Mon mari étant agriculteur et mes enfants encore petits, cela est devenu un projet familial. J’ai obtenu l’agrément du conseil départemental. 

Au début, j’ai accueilli une seule personne âgée puis nous avons décidé, avec mon mari, d’agrandir la maison afin de pouvoir accueillir plusieurs personnes.

Quelle formation avez-vous suivie ?

Comme tous les accueillants familiaux, j’ai suivi une formation initiale avant de débuter mon premier accueil.

Nous avons également une formation continue qui prend la forme de sessions d’analyse de la pratique. Avec les autres accueillants familiaux des Deux-Sèvres, nous nous retrouvons une fois par mois pour échanger autour des problèmes rencontrés dans le cadre de notre accueil. Ces sessions nous apportent beaucoup dans le sens où elles nous permettent de voir les choses différemment quand nous rentrons chez nous. Nous nous sentons épaulés.

En quoi consiste votre métier ? Quel accompagnement proposez-vous aux personnes que vous accueillez ?

Je m’occupe 24h/24 des personnes que j’accueille. Je les aide pour la toilette, je fais quelques soins… Si besoin, des services extérieurs peuvent intervenir, comme le SSIAD (service de soins infirmiers à domicile) pour les personnes ayant des problèmes de santé.

Les personnes que j’accueille participent également aux activités de la vie quotidienne dans la mesure de leurs capacités : nous préparons les repas ensemble, nous nous occupons du linge… Elles aiment beaucoup les activités du jardin : aller chercher les œufs au poulailler, écosser les petits pois, faire les conserves…

Comment associez-vous les personnes que vous accueillez à votre vie de famille ?

Tous les midis, nous déjeunons ensemble avec mon mari, mes enfants. Le soir, les personnes que j’accueille dînent plus tôt que nous. Mon mari, mes enfants et moi conservons ainsi un moment d’intimité familiale.

Comment se passent les relations avec les familles des personnes que vous accueillez ?

La maison est ouverte. Les familles viennent quand elles le souhaitent, elles n’ont pas besoin de prévenir. Elles peuvent bien sûr emmener leurs proches manger à l’extérieur, partir quelques jours avec eux…

Quel lien avez-vous avec le conseil départemental ?

Je suis en lien étroit avec l’assistante sociale du conseil départemental. Elle passe me voir tous les mois et demi mais elle peut venir à ma demande si j’ai une difficulté. Je peux aussi faire intervenir le médecin du département si j’ai une question d’ordre médical. Nous communiquons très bien et je me sens épaulée. Nous ne sommes pas seuls, il y a une équipe derrière nous qui est là pour nous écouter, nous les accueillants, mais aussi les personnes accueillies.

Qu’aimez-vous dans votre métier ?

Le côté familial. J’ai toujours aimé avoir du monde à la maison. J’aime apporter aux personnes que j’accueille ce dont elles ont besoin et envie et elles me le rendent très bien ! Nous apprenons beaucoup de choses au contact des personnes car elles ont une vie derrière elles, qu’elles nous racontent.

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Interview d’Odile Juin, infirmière coordinatrice dans un réseau de santé

Publié le : 
21 août 2018
- Mis à jour le : 
21 août 2018

Infirmière coordinatrice au réseau de santé Nord Deux-Sèvres depuis 15 ans, Odile Juin intervient au domicile des personnes âgées afin de proposer un plan d’aide au niveau du soin. Elle nous explique en quoi consiste sa mission et ses liens avec les autres professionnels de santé et les travailleurs sociaux. 

En quoi consiste l’intervention du réseau de santé ?

Nous sommes un réseau de santé gérontologique. L’équipe du réseau de santé est composée de 4 infirmières coordonnatrices. Nous intervenons auprès de personnes âgées vivant à domicile et souffrant de pathologies parfois lourdes, comme le cancer ou la sclérose en plaques, afin de leur proposer un plan global au niveau du soin que nous coordonnons.

Notre évaluation est complémentaire de celle que peut réaliser un évaluateur qui vient pour l’attribution de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie). L’évaluateur APA s’attache à l’aide à l’autonomie, il évalue le GIR, le niveau d’autonomie, alors que nous pouvons initier un plan d’aide en lien avec la santé. Par exemple, nous pouvons faire en sorte qu’un SSIAD (service de soins infirmiers à domicile)  ou une équipe spécialisée Alzheimer intervienne.

Quel est le lien avec le CLIC ?

Le réseau de santé pour lequel je travaille fait partie de l’association gérontologique Nord Deux-Sèvres, qui gère également un CLIC, un point d’information local dédié aux personnes âgées. Les liens sont très étroits du fait de notre appartenance à la même association. Le CLIC est la porte d’entrée pour les personnes âgées et leurs proches. Quand une personne appelle le CLIC, une première évaluation téléphonique de la situation est réalisée. Si la situation le requiert, le CLIC demande au réseau de santé d’intervenir pour réaliser une évaluation de la situation à domicile.

Pouvez-vous donner un exemple illustrant votre intervention ?

J’ai récemment accompagné un monsieur qui vit seul et qui est atteint de pathologies lourdes. Mon intervention a permis faire un point sur le matériel médical installé à son domicile et de réaliser des ajustements nécessaires. Par ailleurs, j’ai pris contact avec son médecin traitant car il aura certainement prochainement besoin d’une équipe mobile de soins palliatifs.

Notre rôle est également d’anticiper les besoins des personnes pour que la mise en place le moment venu soit plus fluide.

Comment intervenez-vous ?

Nous pouvons intervenir à la demande des évaluateurs APA, des médecins traitants, des travailleurs sociaux, des familles… Nous pouvons également intervenir à la demande des assistants sociaux de l’hôpital qui ont mis en place un plan d’aide pour le retour de la personne à domicile.  Dans les situations complexes, quand la personne est de retour chez elle, nous nous chargeons de vérifier que le plan est adapté et nous l’ajustons si nécessaire.

Le réseau de santé est financé par l’agence régionale de santé. Les personnes qui bénéficient de notre accompagnement n’ont rien à débourser.

Qu’aimez-vous dans votre métier ?

J’aime le travail en partenariat. J’apprécie de travailler au domicile des personnes. Lorsque nous allons chez elles, il est important de les respecter, ne rien imposer et prendre en compte leur histoire de vie.

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A la découverte des ateliers autonomie à Reims

Publié le : 
13 août 2018
- Mis à jour le : 
28 août 2018

Prendre soin de soi, s’ouvrir aux autres, maintenir son autonomie, tels sont les objectifs des ateliers autonomie. A Reims, l’association ARFO, gestionnaire de résidences autonomie, a mis en place des ateliers ouverts aux personnes âgées des quartiers environnants.

Des ateliers de prévention gratuits et ouverts à tous

L’organisation d’actions collectives à destination des personnes âgées existe depuis plusieurs années, notamment par l’action des caisses de retraite. Financés par le département dans le cadre d’une mesure de la loi d’adaptation de la société au vieillissement, les ateliers autonomie organisés par les résidences autonomie permettent aujourd’hui de cibler de nouveaux publics et des actions non couvertes jusqu’alors. Ces activités et actions de prévention gratuites s’adressent aux personnes de plus de 60 ans, résidents ou non des résidences autonomie.

A Reims, l’ARFO propose ainsi une vingtaine d’ateliers dans 16 résidences autonomie. Ces ateliers autonomie concernent 1100 personnes et totalisent 9500 participations annuelles. Dans un souci d’ouverture et de mixité des publics, des activités avec transport ont été mises en place.

On y retrouve des thèmes classiques (nutrition, mémoire, bien-être…), mais aussi des thèmes plus originaux comme l’animation d’un jardin thérapeutique ou la création d’une troupe de théâtre.

Des activités créatrices de lien social

Autour du jardin thérapeutique, personnes âgées et enfants de l’école primaire du quartier se rencontrent une fois par semaine pour semer, planter, arroser, sentir, regarder pousser, manger… Plantations hors sol, fleurs, carrés d’herbes aromatiques, fraises et tomates…, les personnes âgées vivent les plantations au rythme des saisons et du partage intergénérationnel.

L’atelier informatique, l’atelier cuisine santé, l’art thérapie, le coaching sportif sont autant d’activités qui rompent l’isolement. Elles stimulent la confiance, l’estime et l’affirmation de soi, elles permettent le maintien de sa capacité d’autonomie, son capital santé et favorisent de nouvelles aptitudes.  

Créatrices de lien social et de bien-être, ces activités impulsent une dynamique de rencontres et d’échanges, propice à la création de nouvelles habitudes. Elles aident à la construction et au maintien de liens sociaux. La régularité des ateliers institue des rendez-vous hebdomadaires qui rythment la vie des personnes.

A Reims, les ateliers remportent un vif succès. On vient pour apprendre, passer un bon moment qui se prolonge pour certains autour d’un café ou de vacances communes. Les demandes des personnes âgées sont de plus en plus nombreuses, la balnéothérapie et les ateliers musicaux devraient bientôt voir le jour.  

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A quoi sert le conseil de la vie sociale ?

Publié le : 
1 août 2018
- Mis à jour le : 
9 août 2018

Le conseil de vie sociale est une instance élue par les résidents des établissements médico-sociaux et leurs familles. Il donne son avis et fait des propositions sur toutes les questions liées au fonctionnement de l’établissement.

Le conseil de la vie sociale a été créé par la loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale afin de renforcer les droits des résidents hébergés dans des établissements médico-sociaux : foyers pour personnes handicapées, EHPAD, résidences autonomie…

Il se réunit au moins 3 fois par dans chaque établissement.

Améliorer le quotidien dans l’établissement

Le conseil de la vie sociale donne son avis sur tout ce qui concerne la vie de l’établissement. Il peut faire des propositions dans le but d’améliorer le quotidien des résidents. 

Il peut donner par exemple donner son avis et faire des propositions sur :

  • les projets de travaux,
  • l’affectation des locaux collectifs,
  • l’entretien des locaux,
  • la mise en place de nouveaux services,
  • les modifications de la prise en charge ayant un impact sur les résidents,
  • le programme des animations,
  • l’organisation intérieure et la vie quotidienne…
  • les mesures prises pour favoriser les relations entre les participants.

Le conseil de la vie sociale : l’interlocuteur privilégié des résidents et des familles

Les représentants des résidents et des familles élus au conseil de la vie sociale sont les interlocuteurs privilégiés des résidents et familles qui n’y siègent pas.

Ils apportent des informations et des conseils aux résidents et à leurs familles.

Avant la tenue d’un conseil, ils peuvent passer les voir et recueillir leurs remarques pour en faire part lors de la réunion.

Pour en savoir plus, consultez l’article dédié au conseil de la vie sociale et l’article « Faire valoir ses droits en établissement »

Recommandations en cas de canicule

Publié le : 
25 juillet 2018
- Mis à jour le : 
20 août 2018

Des gestes simples permettent d’éviter les accidents. Il faut se préparer avant les premiers signes de souffrance corporelle, même si ces signes paraissent insignifiants. Le numéro vert, 0800 06 66 66, permet d'obtenir gratuitement des conseils pour se protéger.

Un nouvel épisode de canicule est annoncé ces jours-ci dans plusieurs régions.

Un numéro vert, le 0800 06 66 66, est joignable gratuitement du lundi au samedi, entre 9 heures et 19 heures. Ce numéro permet d'obtenir des conseils pour se protéger et protéger son entourage, en particulier les plus fragiles.

Voici quelques conseils simples à adopter par tous, mais surtout par les personnes fragiles les plus à risques (personnes âgées de plus de 65 ans, personnes handicapées ou malades à domicile, personnes dépendantes, femmes enceintes…) afin de lutter au mieux contre les conséquences de la chaleur :

  • Buvez régulièrement de l’eau sans attendre d’avoir soif ;
  • Rafraîchissez-vous et mouillez-vous le corps (au moins le visage et les avants bras) plusieurs fois par jour ;
  • Mangez en quantité suffisante et ne buvez pas d’alcool ;
  • Evitez de sortir aux heures les plus chaudes et passez plusieurs heures par jour dans un lieu frais (cinéma, bibliothèque municipale, supermarché, musée…) ;
  • Evitez les efforts physiques ;
  • Maintenez votre logement frais (fermez fenêtres et volets la journée, ouvrez-les le soir et la nuit s’il fait plus frais) ;
  • Pensez à donner régulièrement de vos nouvelles à vos proches et, dès que nécessaire, osez demander de l’aide ;
  • Consultez régulièrement le site de Météo-France pour vous informer.

     

Consulter l’intégralité des recommandations en cas de vague de chaleur sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé.

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Dispositif canicule à Paris

Un centre d’appel téléphonique (3975) est activé par la mairie de Paris pour prendre contact avec toutes les personnes qui se sont préalablement inscrites à cet effet.

Les mairies d’arrondissements et les centres d’action sociale parisiens mettront à disposition des salles rafraîchies. Elles accueilleront (entre 14h et 18h) toutes les personnes pour lesquelles des professionnels de la santé, du social, ou les intervenants du téléopérateur auront demandé une inscription auprès du Centre d'action sociale de la Ville de Paris (CASVP). Ces salles sont situées, notamment, dans des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), voire, en cas de besoin dans des hôtels parisiens. Les personnes sont invitées à se déplacer par leurs propres moyens. Toutefois, le transport est assuré par la Ville lorsque la personne inscrite ne peut se déplacer par elle-même.

Pour en savoir plus : consulter le plan canicule sur le site Paris.fr