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Maison de retraite : qu’est-ce qu’une UHR ?

Publié le : 
16 avril 2018
- Mis à jour le : 
16 avril 2018

Lieux d’hébergement aménagés dans les EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), les UHR (unités d’hébergement renforcées) accueillent nuit et jour des personnes âgées ayant une maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée entraînant des troubles du comportement importants. 

Qu’est-ce qu'une UHR (unité d’hébergement renforcée) ?

Une UHR (unité d’hébergement renforcée) est un espace aménagé dans un EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) afin d’héberger des personnes âgées ayant la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée entraînant d’importants troubles du comportement qui altèrent leur sécurité et leur qualité de vie.

Contrairement aux PASA (pôles d’activités et de soins adaptés) qui accueillent les résidents à la journée, les UHR proposent un accompagnement nuit et jour. En moyenne, 12 à 14 personnes y sont accueillies.

Les personnes qui y sont accompagnées ont vocation, dans la mesure du possible, à retourner dans leur lieu de vie habituel (leur domicile ou l’EHPAD) une fois les troubles du comportement atténués. 

Quel accompagnement est proposé dans l’UHR ?

L’unité d’hébergement renforcée propose sur un même lieu :

  • l’hébergement,
  • les soins,
  • les activités sociales et thérapeutiques, qu'elles soient individuelles ou collectives.

Des professionnels soignants spécialement formés à l’accompagnement de personnes ayant des troubles du comportement liés à la maladie d’Alzheimer ou apparentée interviennent dans l’UHR :  un médecin, un infirmier, un psychomotricien ou un ergothérapeute, un aide-soignant , une aide médico-psychologique, un assistant de soins en gérontologie, un psychologue pour les résidents et les familles.

Un projet d’accompagnement de de soins est élaboré avec chaque personne hébergée en lien avec la famille et l’équipe soignante : participation à certaines activités thérapeutiques (atelier mémoire, musicothérapie…), respect des habitudes de vie de la personne et de son rythme…

A noter : La conception architecturale de l’UHR est pensée pour réduire l’agitation et favoriser l’orientation et la déambulation des personnes.

Qui peut aller dans une UHR ?

Une UHR peut accueillir des résidents venant de l’EHPAD où l’UHR est située mais également des personnes vivant à domicile ou dans un autre établissement.

Les décisions concernant les admissions de l’UHR se prennent sur avis du médecin coordonnateur de l’EHPAD dans laquelle se trouve l’unité, en lien avec le médecin traitant de la personne. Le consentement de la personne est activement recherché avant l’admission.

Au préalable, le diagnostic doit avoir été posé et annoncé à la personne et à ses proches. Une évaluation des troubles du comportement doit également avoir été réalisée par l’équipe soignante, au moyen de grilles d’évaluation préconisées (NPI-ES, échelle de Cohen-Mansfield).

Lorsque les troubles du comportement ont diminué et que l’équipe soignante considère que la personne peut retourner sur son lieu de vie et de soins habituel, une décision de sortie de l’UHR ou de réorientation est prise, en concertation avec la famille et après avis du médecin coordonnateur de l’EHPAD.

Comment savoir si un EHPAD dispose d’une UHR ?

Pour trouver un EHPAD disposant d’une UHR, vous pouvez utiliser l’annuaire du portail. Il suffit de choisir dans type d’établissement le filtre « EHPAD » puis dans « accompagnement spécifique » le filtre « UHR ».

Quel est le coût ?

L’hébergement dans une UHR est facturé comme l’hébergement dans l’EHPAD. La personne doit régler un tarif hébergement et un tarif dépendance.

Le tarif dépendance et le tarif hébergement de l’UHR peuvent être différents des tarifs de l’EHPAD.

Pour en savoir plus sur la facturation en EHPAD, consultez l’article « Comprendre sa facture en EHPAD ». 

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Maladie de Parkinson : des événements partout en France pour informer sur la maladie

Publié le : 
11 avril 2018
- Mis à jour le : 
11 avril 2018

Le 11 avril est la journée mondiale de la maladie de Parkinson. En France, de nombreux évènements sont organisés durant toute la semaine pour sensibiliser le grand public et contribuer au changement de regard sur les malades.

Des évènements organisés partout en France

Depuis le début du mois d’avril jusqu’à fin mai 2018, les comités locaux France Parkinson organisent des évènements pour informer le grand public sur la complexité de la maladie. La liste de ces évènements est disponible sur le site de l’association France Parkinson.

A Paris, des conférences intitulées « Sommeil et Parkinson » et « Nouveau regard sur la recherche » ont été organisées le samedi 7 avril à la Cité des sciences et de l’industrie. Ces conférences pourront être visionnées sur la chaine YouTube de France Parkinson mi-avril.

La campagne de sensibilisation « Changeons de regard » diffusée pour la 2ème année consécutive

En 2017, l’association France Parkinson a lancé une campagne de sensibilisation intitulée « Changeons de regard », pour alerter sur les préjugés qui stigmatisent les malades. En 2018, cette campagne est reconduite avec des diffusions d’un spot vidéo sur certaines chaînes de télévision. Ce spot vidéo est consultable sur la chaîne YouTube de France Parkinson

Soutenir les proches aidants des personnes atteintes de la maladie de Parkinson

Un programme, nommé A2PA (Aide aux aidants Parkinson), a été développé pour accompagner, soutenir et informer les proches de personnes ayant la maladie de Parkinson.

L’objectif est de permettre aux aidants de comprendre la maladie de Parkinson pour accompagner leur proche malade au mieux et de leur donner l’occasion de se retrouver entre eux pour échanger, partager, obtenir des conseils et s’enrichir mutuellement de leurs expériences.

L’accès au programme est gratuit pour les proches des malades sans obligation d’adhésion.

Une plateforme d’e-learning consacrée à la maladie de Parkinson est accessible également pour répondre aux besoins d’information et de formation à distance des malades et de leurs proches.

Pour en savoir plus sur ces programmes destinés à soutenir les proches aidants, consultez le site de France Parkinson et pour en savoir plus sur les solutions existantes quand on aide un proche en perte d’autonomie, consultez la rubrique « Aider un proche »

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Quelques idées pour organiser vos vacances

Publié le : 
5 avril 2018
- Mis à jour le : 
5 avril 2018

Comment partir en vacances malgré la perte d’autonomie ? Voici quelques idées pour organiser vos vacances, que vous soyez en perte d’autonomie ou que vous accompagniez au quotidien un proche en perte d’autonomie.

De nombreuses questions se posent quand on souhaite partir en vacances malgré la perte d’autonomie :

  • comment trouver un lieu de villégiature adapté ?
  • comment trouver de l’aide sur place, par exemple si vous avez besoin de soins au quotidien ?

D’autres questions se posent pour les aidants qui apportent une aide essentielle à un proche en perte d’autonomie lorsqu’ils envisagent de partir en vacances :

  • quelles solutions existent pour que mon proche soit aidé pendant mon absence ?

Le dossier Partir en vacances malgré la perte d’autonomie évoque toutes les solutions à envisager : les séjours organisés, les solutions d’hébergement temporaire, les séjours vacances adaptés permettant de partir avec un proche en perte d’autonomie…

Pour en savoir plus et trouver des idées pour organiser vos vacances, consultez le dossier Partir en vacances malgré la perte d’autonomie.

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Interview de Célia Chapelou, mandataire judiciaire à la protection des majeurs

Publié le : 
23 mars 2018
- Mis à jour le : 
23 mars 2018

Mandataire judiciaire à la protection des majeurs à l’UDAF de la Dordogne, Célia Chapelou nous parle de son métier, encore peu connu du grand public.

Depuis combien de temps êtes-vous mandataire judiciaire à la protection des majeurs ?

J’exerce ce métier depuis dix ans. Au départ, j’accompagnais les personnes dans le cadre de mesures de protection juridique en tant que conseillère en économie sociale et familiale. Depuis, conformément aux obligations de la loi du 5 mars 2007, j’ai passé le certificat national de compétence de mandataire judiciaire à la protection des majeurs.

Dans quel cadre exercez-vous votre métier ?

Je travaille à l’UDAF (Union départementale des associations familiales) de la Dordogne, une association tutélaire, au sein du service milieu ouvert qui intervient auprès de personnes vivant à domicile ou dans des résidences autonomie pour personnes âgées. J’accompagne 46 personnes qui ont des mesures de protections différentes : curatelles aménagées, curatelles renforcées, tutelles…

En quoi consiste votre métier ?

Ma mission auprès des personnes dépend du mandat que le juge des tutelles m’a confié.

D’une manière générale, je rends visite aux majeurs protégés (personnes âgées ou personnes handicapées) chez eux tous les mois ou davantage si la situation le nécessite. Nous pouvons nous rencontrer également dans les locaux de l’association ou par exemple lors de la visite d’un établissement ou d’une audience auprès du juge des tutelles.  

Pour en savoir plus sur ce métier, lire l'article le mandataire judiciaire à la protection des majeurs.

Pouvez-vous décrire vos visites au domicile des personnes ?

Lors de mes visites, je remets aux personnes leurs relevés de compte et nous faisons le point sur le budget, leur situation patrimoniale et sur leur vie quotidienne.

Nous évoquons également leurs projets (déménagement, vacances, achat de voiture…). Lorsque cela est possible, dans le cadre d’un travail sur l’autonomie, nous évoquons  les notions de prévisions budgétaires. Nous pouvons également décider de réaliser des provisions dans l’optique de la réalisation d’un  projet. Mon accompagnement est individualisé et adapté en fonction des capacités des personnes que j’accompagne.

Nous ne parlons pas seulement de budget. Nous pouvons également échanger sur des difficultés rencontrées dans le quotidien (difficultés professionnelles, successorales, familiales) ou sur des projets familiaux. Par exemple, si une personne en curatelle souhaite se marier, je dois, en qualité de curateur, donner l’autorisation. Si cette personne a un patrimoine important, je vais travailler avec elle à l’élaboration éventuelle d’un contrat de mariage, pour assurer la protection de ses biens propres.

Avec quels professionnels êtes-vous en lien ?

Je travaille bien évidemment avec les juges des tutelles. Je les informe par des notes de situation ou je les sollicite en déposant des requêtes lorsque cela est nécessaire.

Je suis régulièrement en lien avec les autres organismes intervenant auprès des personnes que j’accompagne : services sociaux, services d’aide ou de soins à domicile, services de santé… C’est un métier où l’on travaille en partenariat.

Quelle est la procédure pour vous demander d’intervenir ?

Nous ne pouvons pas être sollicités directement par les personnes ou les familles. Lorsque le juge des tutelles constate qu’aucun membre de la famille de la personne à protéger ne peut ou ne veut assurer la mission de tuteur ou curateur, il désigne nommément un mandataire individuel ou une association tutélaire.

La personne protégée peut-elle changer de mandataire judicaire ?

Tout à fait. La personne protégée peut solliciter l’association tutélaire en cas de difficultés.

Si des difficultés persistent, ou en cas de désaccord entre la personne protégée et nos services, elle peut s’adresser directement au juge des tutelles. Dans ce cadre, le juge des tutelles reçoit la personne protégée afin de faire le point et évaluer la situation. S’il estime que la demande est légitime, le juge désigne alors une autre association tutélaire ou bien un mandataire privé.

D’une manière générale, la personne protégée peut, à n’importe quel moment, saisir le juge des tutelles. Je le rappelle souvent aux personnes que j’accompagne.

Combien coûte votre intervention ?

La personne protégée participe au financement de la mesure de protection dont elle bénéficie au prorata de ses ressources en fonction d’un barème national qui définit une participation mensuelle forfaitaire.  En dessous d’un certain seuil de revenus, les personnes n’ont rien à payer. C’est l’Etat qui prend alors en charge l’intégralité du coût.

Quels sont vos liens avec les familles ?

Chaque situation est différente. D’une manière générale, quand la famille est présente, il est très agréable de travailler avec elle. Je pense notamment à une dame que j’ai accompagnée dans le cadre d’une entrée en maison de retraite. Son fils était très investi et nous avons été en lien étroit tout au long du processus d’admission jusqu’à l’installation de cette dame dans l’établissement. 

Nous sommes cependant soumis au secret professionnel. Par exemple, nous ne pouvons pas répondre aux questions de la famille sur la situation des comptes. Le majeur protégé décide seul s’il souhaite discuter de sa situation financière avec ses proches.

Il faut savoir que la famille a également le droit de saisir le juge des tutelles si elle a des questions sur l’exercice de la mesure de protection.

Qu’aimez-vous dans votre métier ?

Notre métier est méconnu et ne bénéficie pas toujours d’une image positive. C’est dommage car c’est un métier très riche, du fait de la diversité du public accompagné et des mandats confiés. Nous sommes au cœur du quotidien des personnes dans un rôle d’accompagnement individualisé.

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La santé bucco-dentaire : un élément essentiel pour la qualité de vie

Publié le : 
20 mars 2018
- Mis à jour le : 
20 mars 2018

Le 20 mars a lieu la journée mondiale de la santé bucco-dentaire. C’est l’occasion de rappeler que la santé bucco-dentaire est essentielle pour conserver un bon état de santé général et une qualité de vie, tout particulièrement quand on avance en âge. Parce que l’accès aux soins dentaires des personnes âgées en perte d’autonomie peut s’avérer plus difficile, des initiatives voient le jour pour favoriser leur prise en charge.

Préserver sa santé bucco-dentaire pour maintenir une qualité de vie au quotidien

Le lien entre santé générale et santé bucco-dentaire n’est pas toujours connu du grand public. Pourtant, une mauvaise santé bucco-dentaire a un impact important sur l’état de santé général, notamment en cas de diabète, de maladies cardiovasculaires et de maladies pulmonaires.

Chez les personnes âgées, une mauvaise santé bucco-dentaire rend difficile la mastication, ce qui peut entraîner des carences, une dénutrition voire un risque de chute.

Une mauvaise santé bucco-dentaire peut également avoir des retentissements importants dans la vie de tous les jours : difficulté à communiquer, baisse de l’estime de soi, repli sur soi… Garder un sourire agréable et une parole facile permet de conserver une image de soi positive et un confort de vie au quotidien.

La consultation régulière d’un chirurgien-dentiste permet de préserver sa santé bucco-dentaire.

Développer l’accès aux soins dentaires des personnes âgées en perte d’autonomie

Se déplacer pour consulter un chirurgien-dentiste peut s’avérer difficile pour les personnes en perte d’autonomie.  Des initiatives voient le jour pour favoriser l’accès aux soins dentaires de ces personnes.

Ainsi, l’association Handident Franche-Comté a été créée pour améliorer la santé bucco-dentaire des personnes handicapées et des personnes âgées en perte d’autonomie vivant à domicile et en établissement.

Les personnes vivant à domicile peuvent adhérer gratuitement au réseau en présentant leur carte d’invalidité ou CMI invalidité à un dentiste membre du réseau. Adhérer au réseau leur permet d’être mieux orientées dans leur parcours de soins.

Les personnes vivant dans les EHPAD (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) adhérents au réseau Handident Franche-Comté peuvent bénéficier de dépistages sur place, effectués par un chirurgien-dentiste membre du réseau, ce qui évite les déplacements. Les professionnels des EHPAD adhérents peuvent également bénéficier de formations afin d’améliorer la prévention et l’éducation à la santé bucco-dentaire des résidents.

Comment trouver un dentiste membre d’Handident Franche-Comté ?

Il est possible d’obtenir la liste des praticiens membres du réseau Handident Franche Comté sur demande en téléphonant au 03 81 80 56 76  le matin de 8h30 à 12h30 du lundi au vendredi. Par ailleurs, lors des dépistages dans les établissements, le chirurgien-dentiste délégué par Handident communique à l’équipe de l’établissement une liste de noms de praticiens membres du réseau.
A l'heure actuelle, Handident France Comté intervient sur les sites Aire Urbaine Belfort-Montbéliard- Héricourt-Delle et dans le Doubs. A terme, l’action de l’association concernera toute la région Franche-Comté.

Aidants : le don de jours de repos entre collègues est autorisé

Publié le : 
13 mars 2018
- Mis à jour le : 
13 mars 2018

Donner des jours de repos à un collègue aidant une personne âgée en perte d’autonomie est désormais possible. Ce don de jours de repos permet au salarié qui en bénéficie d'être rémunéré pendant qu’il s’occupe de son proche.

La loi du 13 février 2018 crée un dispositif de don de jours de repos non pris au bénéfice des proches aidants de personnes en perte d'autonomie ou en situation de handicap. Avant le vote de cette loi, seuls les salariés parents d’un enfant gravement malade pouvaient bénéficier du don de jours de repos de la part de leurs collègues.

Il existe également un congé de proche aidant permettant à un salarié de s’absenter jusqu’à 1 an pour accompagner un proche en perte d’autonomie mais il n’est pas rémunéré.

Qui sont les salariés pouvant bénéficier de ce don ?

Les salariés qui peuvent bénéficier du don de jours de repos sont ceux qui viennent en aide à une personne atteinte d'une perte d'autonomie d'une particulière gravité ou présentant un handicap lorsque cette personne est pour le salarié :

  • le conjoint ou le concubin,
  • le partenaire avec qui il a conclu un pacte civil de solidarité ou son concubin,
  • un ascendant ou un descendant,
  • un enfant dont il assume la charge,
  • un collatéral (les frères et sœurs, les oncles et tantes et leurs descendants) jusqu'au quatrième degré,
  • un ascendant, un descendant ou un collatéral jusqu'au quatrième degré de son conjoint, concubin ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité,
  • une personne âgée ou handicapée avec laquelle il réside ou avec laquelle il entretient des liens étroits et stables, à qui il vient en aide de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne.

Le dispositif est valable immédiatement pour les salariés du secteur privé. Il le sera également pour les fonctionnaires une fois qu’un décret d’application en précisera les modalités.

Combien de jours peut-on donner à un collègue proche aidant ?

Il est possible de faire don :

  • de ses jours de congés annuels à partir du moment où l’on a pris 24 jours ouvrables de congés annuels,
  • des jours déposés sur un compte épargne-temps,
  • de ses jours de RTT.

L’employeur doit donner son accord.

Il n’y a pas de contrepartie à ce don.

Comment faire la démarche ?

Le salarié informe son employeur qu’il renonce à ses jours de repos au bénéfice de son collègue proche aidant. La démarche peut être anonyme.

Pour plus de détails sur la procédure à suivre, renseignez-vous auprès du service des ressources humaines de votre entreprise.

Que se passe-t-il pour le salarié lorsqu’il prend les jours donnés par un collègue ?

Il bénéficie du maintien de sa rémunération pendant sa période d'absence. Cette période d'absence est assimilée à une période de travail effectif pour la détermination des droits que qu’il tient de son ancienneté. Il conserve le bénéfice de tous les avantages qu'il avait acquis avant le début de sa période d'absence.

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8 mars : journée nationale de l’audition

Publié le : 
6 mars 2018
- Mis à jour le : 
13 mars 2018

A l’occasion de la journée nationale de l’audition, des professionnels de l'audition se mobilisent pour recevoir et informer le grand public sur les risques liés à l'audition et sur les moyens de conserver une bonne santé auditive. Des solutions existent, notamment pour compenser la perte progressive de l’audition liée à l’âge.

Tester gratuitement son audition

Durant la journée du 8 mars, les professionnels de l’audition sensibilisent le grand public à  travers des tests de dépistage auditif gratuits. Cette campagne de dépistage vise à sensibiliser le grand public (jeune et moins jeune) aux enjeux de l'audition pour favoriser sa prise en charge médicale et la prévention des risques.

A noter : quand la perte d’audition est progressive, on peut mettre du temps à s’en apercevoir. En effet, on s’adapte inconsciemment pour continuer à comprendre au maximum. D’où l’intérêt de tester son audition. 

Vous pouvez obtenir la liste des dépistages organisés près de chez vous sur le site internet de la journée nationale de l’audition.

La presbyacousie : effet naturel du vieillissement sur l’audition qui peut être pris en charge

À partir de 50 ans, il est courant d’observer une dégradation de la perception des sons aigus : c’est la presbyacousie. 

Entendre moins bien a des conséquences directes sur la vie sociale et familiale car l’audition est essentielle à notre mode d’échange le plus spontané : la parole. Quand on entend moins bien, on peut chercher à éviter certaines situations (réunions de familles, sorties...) au risque de s’isoler.

Quel que soit votre niveau de perte auditive, des solutions existent pour préserver votre qualité de vie malgré des problèmes d’audition. Consultez sans tarder votre médecin traitant qui vous orientera si nécessaire vers un O.R.L. (oto rhino laryngologiste). Plus les problèmes d’audition sont pris en charge tôt, plus il est facile d’intervenir. 

S'il n'existe pas de traitement médico-chirurgical, l’O.R.L vous dirigera vers un audioprothésiste qui vous proposera l’appareil qui convient le mieux parmi les différentes marques et modèles disponibles. 

Pour en savoir plus sur les solutions pour continuer à bien vivre chez soi et avec les gens autour de soi malgré des problèmes d’audition, consultez l’article Vivre à domicile avec un handicap auditif

Comment bien s’équiper en appareils auditifs ?

Pour vous repérer dans les démarches et les interlocuteurs à contacter quand il s'agit de s’équiper en appareils auditifs, consultez le guide pratique "Bien s'équiper en appareils auditifs" réalisé par le Bucodes SurdiFrance, qui fédère des associations de personnes malentendantes. 

Le guide « Bien s’équiper en appareils auditifs »  vous permet :

  • de vous familiariser avec le sujet complexe de l’appareillage
  • de favoriser le bon déroulement de l’appareillage et la qualité des réglages
  • d’améliorer vos échanges avec votre audioprothésiste
  • et de connaître toutes les possibilités de financement et de compléments à l’appareillage.

Les informations pratiques données dans le guide s’appuient sur l’expérience de personnes malentendantes. Par ailleurs, les informations délivrées dans le guide sont neutres et fiables.

Pour télécharger le guide, consultez le site www.surdifrance.org

Vie sociale et autonomie des personnes âgées : tour d’horizon des activités en résidences autonomie

Publié le : 
26 février 2018
- Mis à jour le : 
13 mars 2018

Les résidences autonomie reçoivent des financements des départements pour assurer des actions de maintien de l’autonomie à destination des résidents et des personnes âgées extérieures à la résidence. Quelles sont ces actions ? Comment les résidents les perçoivent-ils ?

La loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement a donné un nouveau nom aux logements foyers renommés résidences autonomie. Ce changement de nom indique le renforcement de leur rôle dans le maintien de l’autonomie des personnes âgées.

La loi a également instauré des financements issus de la conférence des financeurs et attribués par les départements, permettant aux résidences autonomie de réaliser des actions de maintien de l’autonomie à destination des résidents comme des personnes âgées vivant à proximité de la résidence. Ces activités, organisées sur place, peuvent être individuelles (soins esthétiques, massages…) ou collectives (atelier de gym douce, jeux de société…). Leurs objectifs : permettre aux personnes de prendre soin d’elles, favoriser le lien social et stimuler les fonctions cognitives pour préserver leur autonomie et ainsi bien vieillir. 

La conférence des financeurs de la prévention de la perte de l’autonomie, c’est quoi ? 

Beaucoup d’organismes sont engagés dans des actions de maintien de l’autonomie des personnes âgées (départements, caisses de retraite, associations, services d’aide à domicile...). Afin d’améliorer la coordination de ces actions et renforcer leur mise en œuvre dans chaque département, la loi d’adaptation de la société au vieillissement a créé une conférence départementale réunissant tous les organismes financeurs de ces actions. Les organismes participants définissent un programme commun d’actions individuelles et collectives de prévention, dans l’objectif de mieux répartir leurs financements respectifs.  

Des actions pour se maintenir en bonne forme physique et intellectuelle

La plupart des résidences autonomie proposent des activités permettant aux résidents d’entretenir leurs facultés physiques et intellectuelles.
Selon une enquête réalisée par l’institut de sondage BVA pour Santé publique France en partenariat avec l’Assurance retraite, la MSA, le RSI et l’Agirc-Arrco, auprès de 8000 résidents et 500 responsables de résidences autonomie au printemps 2016, les activités de gym douce et gym d’entretien, d’équilibre et de prévention des chutes figurent en deuxième position parmi les activités les plus attractives après les jeux de société collectifs. Les animations permettant de stimuler son esprit ou sa mémoire figurent également parmi les plus populaires au cours des 12 derniers mois précédant l’enquête puisque 62 % des résidents ayant répondu à l’enquête déclarent y avoir participé.

Prendre part aux animations pour passer un moment convivial

Outre les effets bénéfiques sur la santé, les résidents voient également la participation à ces activités comme un moyen de passer un bon moment en bonne compagnie. Selon l’enquête réalisée par BVA, passer un moment agréable, se divertir et rire, discuter et échanger avec les autres et ne pas rester seul sont les trois principaux motifs qui les poussent à participer aux activités proposées.

Des actions pour les résidents, ouvertes aux habitants de la commune

A travers la mise en place de ces activités pour leurs résidents mais aussi pour les personnes âgées vivant aux alentours, les résidences autonomie contribuent à développer le lien social à l’intérieur et à l’extérieur de leurs murs et s’ouvrent vers la cité.

Afin de favoriser une large participation des résidents, les actions de prévention financées par les départements sont gratuites pour les résidents. Une participation financière peut être demandée aux personnes qui ne vivent pas dans la résidence.

Si vous souhaitez participer à ces animations près de chez vous, renseignez-vous au point d’information local dédié aux personnes âgées ou auprès du CCAS (centre communal d’action sociale). Les professionnels vous informeront des activités disponibles. Pour obtenir les coordonnées du point d’information local près de chez vous, consultez l’annuaire du portail.

Pour obtenir les coordonnées des résidences autonomie, consultez l’annuaire du portail. N’hésitez pas à vous renseigner auprès d’elles sur le programme des activités proposées.

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Interview de Christelle Goncalves, assistante de soins en gérontologie

Publié le : 
13 février 2018
- Mis à jour le : 
20 février 2018

Christelle Goncalves nous parle de son métier d’assistante de soins en gérontologie à l’EHPAD la Maison du Saule Cendré géré par ADEF Résidences à Orly dans le Val-de-Marne.
 

Depuis combien de temps travaillez-vous en EHPAD ?

Je travaille en EHPAD depuis 13 ans et depuis 7 ans à l’EHPAD la Maison du Saule Cendré à Orly. J’ai commencé comme auxiliaire de vie sociale puis j’ai suivi une formation d’aide médico-psychologique dans le cadre de la formation continue. Il s’agit d’une reconversion professionnelle. Avant, je travaillais dans le commerce.

Vous avez suivi une formation d’assistante de soins en gérontologie. Que vous a-t-elle apporté ?

J’ai tout de suite accepté quand la directrice de l’EHPAD m’a proposé de faire cette formation. J’avais déjà quelques acquis car la formation a beaucoup de similitudes avec la formation d’aide médico-psychologique.

La formation d’assistante de soins en gérontologie m’a permis d’avoir un questionnement plus poussé, une analyse plus fine afin de renforcer l’accompagnement des résidents en fonction des différentes situations.

J’ai également pu me perfectionner dans l’organisation d’activités pour les personnes qui ont des troubles du comportement. J’ai aussi été sensibilisée à une approche non-médicamenteuse de l’accompagnement. Par exemple, nous accueillons régulièrement une réflexologue. Ses interventions donnent de bons résultats dans l’apaisement des résidents.

Qu'est-ce que la réflexologie ?

La réflexologie se pratique en exerçant une pression avec le bout des doigts sur des zones ou des points réflexes situés sur les pieds, les mains et les oreilles. Ces points correspondent à des organes ou des fonctions organiques. Elle cherche à apporter un certain soulagement à toutes sortes d’affections : stress, maux de tête…

En quoi consiste votre métier d’assistante de soins en gérontologie en EHPAD ?

Je travaille en équipe pluridisciplinaire. Avec mes collègues, nous mettons en œuvre les projets d’accompagnement individuels des résidents en respectant leurs habitudes de vie.

Nous faisons également attention à ne pas tomber dans la routine. Nous essayons de nouvelles approches, nous ne nous cantonnons pas aux activités classiques.

Par exemple, nous avons récemment eu la chance d’emmener 5 résidents de l’EHPAD en vacances en Bretagne, à Lorient. Nous avons été accueillis dans une autre maison de retraite gérée par ADEF Résidences comme l’EHPAD la Maison du Saule Cendré. C’était très gratifiant de voir l’attitude des résidents changer positivement. Ils ont même gardé des liens avec les résidents de la maison de retraite de Lorient qui vont peut-être venir cet été à Orly.

Qu’est-ce que vous aimez dans votre métier ?

J’apprécie de donner en ayant beaucoup de retours. J’aime aussi les échanges avec les résidents, les sourires du soir avant de partir que je retrouve le lendemain matin.

L'assistant de soins en gérontologie

L’assistant de soins en gérontologie est un aide-soignant ou un aide médico-psychologique qui a suivi une formation pour intervenir auprès de personnes âgées en perte d’autonomie du fait de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. Il est formé aux techniques de soins et de communication adaptées aux personnes atteintes par ces maladies.

En EHPAD, les assistants de soins en gérontologie interviennent notamment dans les PASA (pôles d’activités et de soins adaptés) quand l’EHPAD en possède un.

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Mieux diagnostiquer la maladie d’Alzheimer

Publié le : 
6 février 2018
- Mis à jour le : 
6 février 2018

Une campagne de communication est lancée par l’association France Alzheimer. Elle a pour objectif de sensibiliser les médecins et le grand public à l’importance de poser un diagnostic le plus tôt possible. Le diagnostic conditionne en effet la mise en place d’un accompagnement personnalisé et adapté aux besoins de la personne malade et à ceux de son proche aidant.

Afin d’inciter le grand public à la démarche diagnostique, l’association diffuse :

  • un spot de sensibilisation et 11 chroniques reprenant des interviews d’experts diffusés du 22 janvier au 12 février sur un large réseau de radios locales et nationales (Europe 1, BFM, RMC, Virgin, RRM…)
  • un dépliant diagnostic distribué dans les cabinets médicaux et par les associations départementales France Alzheimer et maladies apparentées pour informer et sensibiliser les patients et le grand public. 

Afin de renforcer la connaissance des médecins généralistes sur les dispositifs vers lesquels orienter leurs patients diagnostiqués, l’association diffuse une fiche repère indiquant l’ensemble des dispositifs et structures d’accompagnement existant pour orienter au mieux leurs patients atteints par la maladie d’Alzheimer ou par une pathologie apparentée.

Ces outils de communication ont été réalisés par l’association France Alzheimer en lien avec le Collège de la Médecine Générale et la Fédération des Centres Mémoire de Ressources et de Recherche et avec le soutien du ministère des Solidarités et de la Santé.

Pour en savoir plus, consultez l’article Diagnostic d’Alzheimer : le plus tôt sera le mieux ! sur le site de l'Association France Alzheimer.

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