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20 mars : journée mondiale de la santé bucco-dentaire

Publié le : 
20 mars 2019
- Mis à jour le : 
20 mars 2019

La journée mondiale de la santé bucco-dentaire est l’occasion de rappeler que la santé bucco-dentaire est essentielle pour conserver un bon état de santé général et une qualité de vie, tout particulièrement quand on avance en âge.  La réforme 100% Santé dentaire va permettre de faciliter l’accès aux soins dentaires.

Préserver sa santé bucco-dentaire pour maintenir une qualité de vie au quotidien

Le lien entre santé générale et santé bucco-dentaire n’est pas toujours connu du grand public. Pourtant, une mauvaise santé bucco-dentaire a un impact important sur l’état de santé général, notamment en cas de diabète, de maladies cardiovasculaires et de maladies pulmonaires.

Chez les personnes âgées, une mauvaise santé bucco-dentaire rend difficile la mastication, ce qui peut entraîner des carences, une dénutrition voire un risque de chute.

Une mauvaise santé bucco-dentaire peut également avoir des retentissements importants dans la vie de tous les jours : difficulté à communiquer, baisse de l’estime de soi, repli sur soi… Garder un sourire agréable et une parole facile permet de conserver une image de soi positive et un confort de vie au quotidien.

La consultation régulière d’un chirurgien-dentiste permet de préserver sa santé bucco-dentaire.

Réforme 100% santé dentaire : des prothèses dentaires bientôt remboursées intégralement

La réforme 100% santé dentaire a pour objectif de permettre aux assurés de faire réaliser des soins qu’ils finançaient en partie aujourd’hui ou auxquels ils renonçaient à cause du reste à charge.

À partir de 2020, certaines prothèses dont les prix seront plafonnés seront intégralement remboursées. Le patient aura le choix entre 3 paniers de soins :

  • le panier « 100% Santé », intégralement remboursé,  couvre le besoin essentiel et les plus courants en prothèse sans reste à charge, et garantit l’accès à des matériaux d’une qualité esthétique adaptée à la dent soignée ;
  • un panier aux tarifs maîtrisés, qui comprend des soins prothétiques dentaires aux tarifs encadrés pour assurer un reste à charge modéré ;
  • un panier aux tarifs libres  permettant au praticien et au patient de choisir librement les techniques les plus innovantes ou de répondre à des exigences esthétiques particulières sans plafonnement de tarifs.

Pour en savoir plus, consultez l’article La réforme « 100% Santé » dentaire sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé et l’article Des prothèses dentaires bientôt remboursées à 100 % sur le site de l’Assurance maladie.

Mieux communiquer avec un proche aphasique : une formation en ligne est disponible

Publié le : 
19 mars 2019
- Mis à jour le : 
21 mars 2019

Un module de formation en ligne gratuit permet aux aidants de personnes aphasiques de développer leurs connaissances sur l’aphasie, d’améliorer la communication avec leur proche et de mieux identifier le rôle qu’ils peuvent jouer auprès de lui.

L’aphasie est un handicap partagé. En effet, les troubles de la communication touchent la personne mais aussi son entourage, car la communication n’est pas un acte solitaire. Les aidants sont limités dans la communication presque autant que les personnes aphasiques elles-mêmes.

Le module de formation en ligne « Mieux communiquer » a été créé pour améliorer la qualité de vie de l’aidant et de la personne aphasique à travers des conseils pour agir sur la communication. En complément des informations théoriques nécessaires, ce module propose des mises en situations très concrètes et pratiques pour mieux comprendre les stratégies de communication.

Il est accessible sur le site de la fédération nationale des orthophonistes, un des partenaires du projet rassemblant également la Fédération nationale des aphasiques de France (FNAF), le Collège français d'orthophonie, la Société française de psychologie (SFP) et la Société de neuropsychologie de langue française (SNLF).

Pour accéder au module de formation, il convient de demander un accès puis de créer un compte et de s’identifier. L’accès est gratuit. Le module dure un peu plus d’une heure et comporte 3 parties :

  • Eléments sur l’aphasie
  • Eléments sur la communication
  • L’aidant, partenaire de la communication

Il est possible de le réaliser en plusieurs fois et d’y revenir.

La CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) a soutenu la réalisation de ce module de formation en ligne.

Vous pouvez consulter la vidéo :

Des appareils auditifs intégralement pris en charge en 2021

Publié le : 
14 mars 2019
- Mis à jour le : 
14 mars 2019

La journée nationale de l’audition, organisée le 14 mars, est l’occasion d’évoquer l’évolution de la prise en charge des appareils auditifs. La réforme « 100% santé » prévoit une diminution progressive du montant du reste à charge à partir de 2019 jusqu’à la prise en charge totale en 2021.

Favoriser l’appareillage

À partir de 50 ans, il est courant d’observer une diminution de la perception des sons aigus : c’est la presbyacousie.  Entendre moins bien a des conséquences directes sur la vie sociale et familiale car l’audition est essentielle à notre mode d’échange le plus spontané : la parole. Quand on entend moins bien, on peut chercher à éviter certaines situations (réunions de familles, sorties...) au risque de s’isoler.

Quand aucun traitement médical ou aucune opération chirurgicale ne sont envisageables, un appareil auditif peut améliorer la perception des sons. Il est important de se faire appareiller au plus tôt afin de récupérer la meilleure audition possible. S’appareiller tôt est également indispensable pour prévenir toutes les conséquences sur la vie familiale, sociale et, à plus long terme, sur la prévention de troubles liés à la perte d’audition.

Or, le reste à charge important est un frein pour l’équipement en appareil auditif.

Une diminution du reste à charge avant une prise en charge totale partir de 2021

Pour favoriser l’équipement des personnes qui en ont besoin, la prise en charge des appareils auditifs a évolué depuis le 1er janvier 2019 et sera à nouveau revue à la hausse au 1er janvier 2020 puis au 1er janvier 2021.

Il s’agit de la première étape de la réforme dite « 100 % santé », visant à améliorer l’accès aux soins optiques, dentaires et d’audiologie.

La réforme 100% santé audiologie prévoit également que l’audioprothésiste propose systématiquement un essai et un devis pour des prothèses auditives du panier labellisé « 100% santé » avant de proposer des prothèses auditives plus chères.

En dehors de ce panier « 100 % santé», les personnes qui le souhaiteront pourront s’équiper d’appareils auditifs avec des caractéristiques techniques encore supérieures. Celles-ci seront aussi :

  • prises en charge par l’Assurance Maladie, sur une base de remboursement identique à celle du panier « 100 % santé » ;
  • avec un complément de remboursement par l’assurance complémentaire de la personne, si elle en a une.

Pour en savoir plus, consultez le site de l’Assurance maladie et l’article consacré à la réforme 100% santé audiologie sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé

Comment bien s’équiper en appareils auditifs ?

Pour vous repérer dans les démarches et les interlocuteurs à contacter quand il s'agit de s’équiper en appareils auditifs, consultez le guide pratique publié en janvier 2017 "Bien s'équiper en appareils auditifs" réalisé par le Bucodes SurdiFrance , qui fédère des associations de personnes malentendantes. 

Le guide « Bien s’équiper en appareils auditifs »  vous permet :

  • de vous familiariser avec le sujet complexe de l’appareillage
  • de favoriser le bon déroulement de l’appareillage et la qualité des réglages
  • d’améliorer vos échanges avec votre audioprothésiste
  • et de connaître toutes les possibilités de financement et de compléments à l’appareillage.

Les informations pratiques données dans le guide s’appuient sur l’expérience de personnes malentendantes. Par ailleurs, les informations délivrées dans le guide sont neutres et fiables.

Pour télécharger le guide, consultez le site www.surdifrance.org

Des tests de dépistages auditifs gratuits à l’occasion de la journée de l’audition
Le 14 mars, de nombreux spécialistes proposeront au public d'effectuer un bilan auditif et répondront aux questions des personnes qui souhaitent être informées sur leur capital auditif. Plus de 2 500 points d'accueil et relais d'information seront mis à la disposition du public.
Pour en savoir plus, consultez le site journée-audition.org.

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Les capacités auditives diminuent avec l’avancée en âge. Entendre moins bien entraîne des...

Visite d’évaluation à domicile : deux référentes APA expliquent son déroulement

Publié le : 
11 mars 2019
- Mis à jour le : 
12 mars 2019

Sylvie Therville et Danielle Ecorse-Glaud, référentes APA (allocation personnalisée d’autonomie) au conseil départemental d’Indre-et-Loire, nous expliquent comment se déroule la visite d’évaluation à domicile pour l’APA et comment elles évaluent la situation, les besoins et le niveau d’autonomie de la personne, son GIR.

Depuis combien de temps êtes-vous référentes APA ? Quelle est votre formation ?

Sylvie Therville : Depuis 11 ans. J’ai une formation d’éducatrice spécialisée. J’ai travaillé dans un foyer de l’enfance avant d’intégrer le service d’évaluation de l’APA du conseil départemental d’Indre-et-Loire. J’étais la première éducatrice spécialisée de l’équipe !

Danielle Ecorse-Glaud : Depuis 17 ans. Je suis assistante sociale de formation. Avant d’être référente APA, j’intervenais en tant qu’assistante sociale polyvalente auprès des familles sur un secteur géographique du département. Cette polyvalence était très riche car je touchais à tous les domaines. En 2002, j’ai fait le choix de travailler auprès d’un public spécifique, les personnes âgées en perte d’autonomie.

Comment vous sollicite-t-on pour bénéficier d’une évaluation à domicile ?

Danielle Ecorse-Glaud : Les personnes qui ne sont pas encore bénéficiaires de l’APA doivent tout d’abord remplir un dossier de demande d’APA qui est téléchargeable sur le site www.touraine-reperage.fr. Un référent administratif instruit le dossier. Quand le dossier est complet, la personne reçoit un courrier l’informant d’un futur rendez-vous pour une visite d’évaluation à domicile. Le nom du référent APA à contacter est mentionné dans le courrier et le rendez-vous peut-être fixé par courrier ou par téléphone.

Sylvie Therville : Dans ce courrier, nous informons les personnes qu’une personne de leur entourage peut être présente. Souvent, cette visite d’évaluation à domicile est source d’angoisse pour elles et la présence d’un proche peut les rassurer.

Comment se passe la visite ?

Sylvie Therville : En Indre-et-Loire, nous utilisons une tablette où est intégré le guide qui nous sert de support pour faire l’évaluation de la situation, des besoins et l’évaluation du GIR. Nous posons des questions à la personne : qui sont ses proches, quels professionnels interviennent chez elle, pourquoi elle demande l’APA... Nous lui demandons également comment elle réalise les actes de la vie quotidienne, si son conjoint l’aide pour le lever, l’habillage, la toilette… Nous remplissons au fur et à mesure les informations sur la tablette. Nous pouvons ensuite évaluer le GIR et réfléchir à un plan d’aide répondant aux besoins.

Visitez-vous le logement ?

Sylvie Therville : Tout à fait. Je demande à visiter la salle de bain, les toilettes et la chambre. Cela me permet tout d’abord d’observer comment la personne se déplace chez elle, s’il y a des risques de chutes. Je vois également si du matériel adapté est installé, par exemple un lit médicalisé dans la chambre. Cela me permet aussi d’évaluer comment la personne s’oriente dans l’espace.

Qu’est-ce qu’un plan d’aide ? Que peut-il comporter ?

Danielle Ecorse-Glaud : Un plan d’aide comporte les aides dont a besoin une personne et qui peuvent être prises en charge par l’APA : des heures d’aide à domicile, des protections pour l’hygiène, du portage de repas, une téléassistance, de l’accueil de jour, du matériel adapté (par exemple, une chaise de douche), des aménagements du logement (par exemple, l’installation d’une rampe d’accès).

Sylvie Therville : En Indre-et-Loire, les bénéficiaires de l’APA peuvent avoir gratuitement un bilan réalisé par un ergothérapeute. L’ergothérapeute donne des conseils et des solutions pratiques et faciles à appliquer pour améliorer la qualité de vie dans le logement et favoriser l’autonomie.

Comment établissez-vous le plan d’aide APA ? Le faites-vous en direct ou bien la personne reçoit-elle une proposition ultérieurement ?

Sylvie Therville : Grâce au logiciel installé sur la tablette, nous pouvons calculer le GIR de la personne immédiatement. Nous pouvons également élaborer un plan d’aide en direct avec la personne en fonction de ses besoins et connaître approximativement le montant qui restera à sa charge. Une participation au plan d’aide peut être demandée en fonction des revenus. Parfois, certaines personnes nous demandent de revoir le plan d’aide à la baisse car elles considèrent que le montant restant à leur charge est trop élevé.

Une fois de retour au bureau, nous transmettons les informations au référent administratif chargé d’envoyer une proposition officielle de plan d’aide que la personne est libre d’accepter ou de refuser. Si la personne accepte la proposition, elle doit nous renvoyer un courrier précisant le nom du service d’aide à domicile choisi. Cela permet de calculer le reste à charge précis car les services à domicile pratiquent des tarifs différents. La personne reçoit ensuite une décision du président du conseil départemental et le plan d’aide peut être mis en place.

Danielle Ecorse-Glaud : Lors de la visite d’évaluation, la mission du référent APA est aussi d’informer sur les autres aides possibles, au-delà de l’APA, pour faciliter le maintien à domicile.  Par ailleurs, nous pouvons orienter les personnes vers les assistantes sociales de leur secteur si elles ont des problèmes de logement, d’endettement… Les visites durent en moyenne 1h30 à 2 heures car nous avons beaucoup de points à aborder.

Une fois que le plan d’aide est mis en place, êtes-vous toujours les interlocutrices de la personne bénéficiaire de l’APA ou de son aidant ?

Danielle Ecorse-Glaud : Tout à fait. S’il y a besoin de plus d’aide ou de moins d’aide, nous restons les interlocutrices des personnes, de leurs proches, des professionnels qui interviennent au domicile (service à domicile, SSIAD…) et des tuteurs, si les personnes sont sous mesure de protection juridique. Nous programmons alors une nouvelle visite à domicile pour la révision du plan d’aide.

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Les Support’airs : des jeunes en service civique soutiennent les aidants et leurs proches

Publié le : 
21 février 2019
- Mis à jour le : 
26 février 2019

Les Support’airs sont des jeunes volontaires de 16 à 25 ans qui participent à un programme expérimental de soutien aux aidants et à leurs proches en perte d’autonomie. Conçu par Unis-cité et Malakoff Médéric Humanis, ce programme a pour objectif de proposer des activités à domicile et des activités collectives pour soutenir et accompagner les aidants et leurs proches dans leur quotidien.

L’expérimentation des Support’airs a débuté début janvier 2019 : 48 jeunes en service civique interviennent à temps plein sur les territoires de Belfort, de Marseille et de Seine-Saint-Denis.

Les Support’airs peuvent intervenir en binôme au domicile des aidants et de leurs proches pour des visites de convivialité, un accompagnement aux démarches, l’organisation de sorties. Ils peuvent également intervenir dans les établissements pour personnes âgées et les associations pour organiser des actions collectives destinées aux aidants.

L’objectif de ces interventions est de permettre aux personnes de sortir de leur isolement, de recréer du lien, notamment intergénérationnel, de trouver un nouveau souffle.

A noter : L’intervention des jeunes volontaires se fait toujours dans le cadre d’un projet mettant en lien un aidant et le proche qu’il accompagne. Les jeunes volontaires n’interviennent pas pour se substituer à l’aidant, ni effectuer des tâches qui relèvent de professionnels (soins, service à domicile…).

Si vous habitez dans les territoires concernés par l’expérimentation et que vous souhaitez bénéficier du soutien de jeunes volontaires, vous trouverez les coordonnées des coordinateurs du projet Support’airs sur les plaquettes dédiées :

Cohabitation intergénérationnelle en résidence autonomie : l’expérience de Saint-Dizier

Publié le : 
4 février 2019
- Mis à jour le : 
11 février 2019

A Saint-Dizier en Haute-Marne, des étudiants dans le domaine de la santé et du médico-social bénéficient d’un hébergement à moindre coût au sein d’une résidence autonomie, en échange d’une mission d’accompagnement et de veille auprès des résidents.

La ville de Saint-Dizier ne dispose pas d’hébergements destinés aux étudiants alors que des instituts de formation dans le domaine de la santé et du médico-social sont présents sur le territoire. En 2015, le CCAS (centre communal d’action sociale) a eu l’idée de proposer des logements à moindre coût dans une résidence autonomie de la ville à des étudiants dans le domaine de la santé et du médico-social, en contrepartie d’un engagement à assurer une présence auprès des résidents.

Deux étudiants partagent un appartement en colocation situé au cœur de la résidence autonomie. L’appartement dispose d’une cuisine mais les étudiants peuvent également profiter du restaurant de la résidence. La redevance mensuelle est fixée à 50€ si les étudiants remplissent les missions sur lesquelles ils se sont engagés : assurer une présence d’une semaine la nuit et d’un week-end par mois et proposer des promenades et des sorties aux résidents.

L’expérience a été concluante pour les étudiants et pour les résidents : elle permet aux jeunes d’avoir une expérience professionnelle auprès des personnes âgées et aux résidents de disposer d’une présence rassurante 24h/24, 7 jours sur 7. Elle a donc été entendue à une autre résidence autonomie gérée par le CCAS de Saint-Dizier.

Cette expérience est issue de la banque d’expériences de l’UNCCAS (Union nationale des CCAS).

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IsèreADOM : des expérimentations pour bien vieillir chez soi

Publié le : 
23 janvier 2019
- Mis à jour le : 
23 janvier 2019

Le Département de l’Isère souhaite améliorer la vie à domicile des Isérois avançant en âge. Depuis un an, le site www.isereadom.fr  répertorie toutes les informations utiles pour faire face à l’avancée en âge, également accessibles via un numéro vert. Des Isérois en perte d’autonomie ou souffrant d’une maladie chronique ont également été équipés de matériels connectés. Un référent de situation assure leur suivi et fait le lien avec les professionnels de l’aide et du soin.

Afin d’anticiper le vieillissement de la population et l’augmentation du nombre de personnes âgées atteintes de maladies chroniques, tout en prenant en compte le souhait des personnes âgées de rester vivre chez elles, le Département de l’Isère a lancé 2 expérimentations complémentaires dans le cadre du projet IsèreADOM :

  • la mise à disposition d’un site internet et d’une plateforme téléphonique centralisant toutes les informations utiles pour bien vieillir,
  • un suivi à domicile des personnes en perte d’autonomie ou atteintes d’une maladie chronique grâce à des objets connectés et un cahier de liaison numérique.

Des informations utiles à la qualité de vie, centralisées et facilement accessibles

Afin d’améliorer l’information des Isérois, le Département de l’Isère a développé le site Internet www.isereadom.fr  où sont centralisées toutes les informations utiles à la qualité de vie des personnes âgées : aide au quotidien, soutien administratif, aménagement du logement…

Le site propose un annuaire couvrant le département dans lequel on peut aussi bien trouver un artisan, si l’on a le projet d’aménager son logement, qu’une activité pour se maintenir en forme ou entretenir sa mémoire. Des informations sur l’offre (coût, conditions…) sont proposées.

Les personnes ne disposant pas d’Internet peuvent accéder à toutes les informations référencées dans l’annuaire en ligne en appelant le numéro vert  0800 38 00 38 du lundi au vendredi de 8h à 20h et le samedi de 9h à 17h.

Une évaluation de ce site internet et de la plateforme téléphonique est en cours à travers la collecte des retours des utilisateurs de ces services.

Des objets connectés et un suivi humain pour améliorer la vie à domicile

Un cahier de liaison numérique, accessible via une tablette ou un ordinateur, est mis à disposition des bénéficiaires et des professionnels qui participent à l’expérimentation (auxiliaires de vie, infirmiers…). Cet outil permet de consolider des informations sur la situation au domicile (hospitalisation, absence ou décès de l’aidant, modification du plan d’aide…) et, éventuellement, de cocher des indicateurs de vigilance : angoisse, fatigue, problème lié au logement …

Une vigilance humaine est mise en place avec la désignation d’un « référent de situation » pour chaque personne. C’est le référent de situation qui va, par exemple, pouvoir solliciter l’assistante sociale ou le médecin traitant en fonction des remontées d’informations dans le cahier de liaison numérique. Le référent de situation peut être un responsable de secteur d’un service d’aide à domicile, un infirmier intervenant en libéral ou dans un SSIAD (service de soins infirmiers à domicile).

Le Département de l’Isère a également mis, gratuitement, des objets connectés (tensiomètre ou balance par exemple) à la disposition de personnes souffrant d’un cancer ou d’une maladie cardiaque qui se sont portées candidates. Les données collectées remontent vers une plateforme médicale qui fait le lien, en cas d’alertes, avec les professionnels de santé des patients.

Une évaluation de l’impact de ce suivi est en cours dans le cadre d’études médico-économiques et sociologiques. Les résultats seront connus fin 2020. Il apparaît d’ores et déjà que l’intervention du référent de situation permet d’éviter des hospitalisations parfois traumatisantes pour les personnes âgées.

Le projet IsèreADOM a reçu le prix Territoria d’Or en 2018 dans la catégorie services aux personnes. Ce prix récompense les initiatives innovantes des collectivités locales.

Voir la vidéo

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FormaParkinson : une plateforme d’apprentissage en ligne sur la maladie de Parkinson

Publié le : 
15 janvier 2019
- Mis à jour le : 
15 janvier 2019

FormaParkinson, proposée par l’association France Parkinson, permet aux personnes atteintes de la maladie et à leurs proches de développer leurs connaissances sur la maladie de Parkinson. 

La maladie de Parkinson est une maladie chronique, dont l’évolution est lente et progressive. C’est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente en France, après la maladie d’Alzheimer. Elle est une cause majeure de handicap chez les personnes âgées (source : INSERM). 

Afin de permettre aux personnes malades ainsi qu’à leurs proches de mieux connaitre et comprendre la maladie et son évolution, l’association France Parkinson a développé une plateforme d’apprentissage en ligne, FormaParkinson.

Elle comporte 2 modules :

  • Comprendre la maladie de Parkinson : ce module apporte des connaissances sur les caractéristiques de la maladie, ses symptômes, les traitements, son évolution et la recherche.
  • Accompagner un proche : ce module s’adresse aux proches aidants d’une personne ayant la maladie de Parkinson qui s’interrogent sur leur rôle, leurs ressentis et sur les ressources et les aides auxquelles ils peuvent avoir recours. 

Il est possible de suivre les 2 modules indépendamment et gratuitement sans identification obligatoire préalable. Accéder à FormaParkinson

Cette formation à distance vient en complément des formations en présentiel destinées aux proches des personnes malades et proposées par l’association France Parkinson partout en France. Ces formations sont soutenues par la CNSA (caisse nationale de solidarité pour l'autonomie). Pour en savoir plus, consultez le programme des formations organisées par les comités départementaux de l’association. L’accès au programme est gratuit pour les proches des malades sans obligation d’adhésion.

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Le dossier médical partagé : comment ça marche ?

Publié le : 
7 janvier 2019
- Mis à jour le : 
7 janvier 2019

Le DMP (dossier médical partagé) est un service en ligne sécurisé de l’Assurance maladie. Il permet de conserver en ligne et de partager avec des professionnels de santé des informations sur votre santé. Tous les assurés peuvent ouvrir gratuitement un DMP sur internet ou bien auprès d’un professionnel de santé ou d’un établissement de santé.

A quoi sert le DMP ?

Le DMP est un carnet de santé numérique.  Il vous permet de partager des informations concernant votre santé  avec votre médecin traitant et tous les professionnels de santé qui vous prennent en charge, même à l’hôpital. Ces informations concernent :

  • vos pathologies et allergies éventuelles
  • les traitements que vous suivez
  • vos résultats d’examens (radios, résultats d’analyses biologiques…)
  • vos comptes rendus d'hospitalisation
  • votre historique de soins des 24 derniers mois automatiquement alimenté par l'Assurance Maladie.

Le DMP est particulièrement utile pour les personnes ayant souvent recours aux soins comme les patients atteints d’une maladie chronique ou les femmes enceintes. En cas d’urgence, l'accès à votre DMP peut également s'avérer très utile pour votre prise en charge.

Vous pouvez indiquer dans votre DMP vos directives anticipées pour votre fin de vie, les coordonnées de la personne à prévenir en cas d’urgence et les coordonnées de votre personne de confiance.

Comment ouvrir un DMP ?

Tous les assurés peuvent ouvrir gratuitement un DMP :

  • sur internet sur le site www.dmp.fr
  • auprès d’un professionnel (pharmacien…) ou d’un établissement de santé
  • auprès d’un conseiller de votre organisme d'assurance maladie.

Pour ouvrir un DMP, munissez-vous de votre carte vitale.

Comment utiliser son DMP ?

A part vous, seuls les professionnels de santé autorisés (médecin, infirmier, pharmacien…) peuvent le consulter et y déposer des documents médicaux après vous avoir informé de leur contenu.  L’étendue de l’accès aux informations des soignants autorisés à accéder à votre DMP dépend de leur profession et de leur spécialité.

Vous pouvez masquer certains documents qui ne seront plus visibles par les professionnels de santé autorisés à accéder à votre DMP, à part par leur auteur et par votre médecin traitant.

Tous les accès à votre DMP sont tracés et conservés. Dans la zone "historique des accès", vous trouvez le relevé exhaustif de tous les accès et, pour chacun, la date et l'heure, l'identité et la profession de la personne ainsi que l'action exécutée.

L’accès à votre DMP  en cas d’urgence sera possible si vous ne vous y êtes pas opposé dans la gestion de vos autorisations.

A noter : L’ouverture d’un DMP n’est pas obligatoire. Si vous n’avez pas de DMP, cela ne change pas vos droits à remboursement.

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La CNSA vous souhaite une très bonne année

Publié le : 
2 janvier 2019
- Mis à jour le : 
3 janvier 2019