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Etre soigné à domicile : de nouvelles possibilités

Publié le : 
19 juillet 2018
- Mis à jour le : 
19 juillet 2018

Depuis le 1er juin 2018, si vous êtes soigné par un SSIAD (service de soins infirmiers à domicile), et que votre situation le justifie (aggravation de votre état de santé, besoins de soins de niveau hospitalier…), vous avez la possibilité d’être également pris en charge dans le cadre d’une hospitalisation à domicile (HAD) tout en continuant à être soigné par une partie des professionnels du SSIAD.

Cela permet, sans coût supplémentaire pour vous ou vos proches, de bénéficier de soins techniques, de niveau hospitalier tout en restant chez vous et en continuant à recevoir les soins d’une partie des professionnels du SSIAD que vous connaissez.

Auparavant, une personne accompagnée par un SSIAD jusqu’alors et ayant besoin d’une prise en charge relevant d’une HAD, ne pouvait plus bénéficier de l’intervention du SSIAD à partir du moment où l’HAD intervenait.

Qu’est-ce qu’un SSIAD (service de soins infirmiers à domicile) ?

Les SSIAD sont des services de soins infirmiers à domicile. Seules les personnes âgées de plus de 60 ans malades ou en perte d’autonomie, les personnes handicapées et les personnes atteintes d’une maladie chronique peuvent bénéficier de l’intervention d’un SSIAD.

Les SSIAD interviennent pour vous permettre de continuer à vivre chez vous après une hospitalisation, pour éviter une hospitalisation ou également pour éviter ou retarder une entrée dans un établissement d'hébergement.

Les SSIAD interviennent sur prescription médicale, 7 jours sur 7 si nécessaire.

Pour en savoir plus, consultez l’article « Les SSIAD » et l’article « Soins à domicile : pourquoi faire appel à un SSIAD ? ».

Qu’est-ce que l’hospitalisation à domicile (HAD) ?

L’hospitalisation à domicile (HAD) est une prise en charge qui permet de recevoir à son domicile les mêmes soins qu’à l’hôpital. Des équipes médicales et paramédicales se déplacent chez vous pour vous prodiguer les soins dont vous avez besoin pendant une durée limitée.
Si vous n’étiez pas hospitalisé à domicile vous ne pourriez recevoir ce type de soins qu’à l’hôpital. L’HAD fait également faire intervenir des assistantes sociales et des psychologues… Le médecin traitant reste le référent de la prise en charge.

Quels sont les avantages d’une intervention commune SSIAD-HAD ?

La collaboration, entre votre service de soins infirmiers à domicile et les équipes de l’hospitalisation à domicile, vous permet de garder une partie des soignants qui intervenaient déjà chez vous en complément des équipes de l’hospitalisation à domicile qui interviendront ponctuellement, en fonction de l’évolution de votre état de santé.

Cela est plus confortable pour vous et vos proches car vous restez avec des personnels soignants que vous connaissez, qui vous connaissent et qui suivent l’évolution de vos soins.

En cas d’aggravation de votre état de santé, la prise en charge conjointe SSIAD-HAD favorise le maintien à votre domicile. Elle vous évite ainsi une hospitalisation avec hébergement au sein d’un hôpital tout en garantissant la continuité et la sécurité des soins et une qualité de prise en charge de niveau hospitalier.

Quel coût ?

Le SSIAD : Les interventions des SSIAD sont prises en charge directement et intégralement par l’Assurance maladie. Vous n’avez donc pas de frais à avancer.

L’HAD : comme lors d’une hospitalisation classique, c’est l’établissement d’HAD qui prend en charge tous les frais : 100 % des soins sont pris en charge par l’Assurance maladie et, le cas échéant par votre complémentaire santé, quel que soit votre niveau de revenu.

En cas d’intervention commune du SSIAD et de l’HAD vous n’avancez donc pas de frais supplémentaire.

Pour trouver un SSIAD : https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/resultats-annuaire?service=service
Pour trouver un établissement d’HAD près de chez vous : www.trouversonhad.fr 

APA et emploi direct d'une aide à domicile : quelles solutions ?

Publié le : 
12 juillet 2018
- Mis à jour le : 
12 juillet 2018

Vous bénéficiez de l’APA à domicile et vous souhaitez employer directement une aide à domicile. Tour d’horizon des solutions pour faciliter vos démarches.

Votre plan d’aide APA (allocation personnalisée d’autonomie) comporte un certain nombre d’heures d’aide à domicile. Ces heures d’aide à domicile peuvent être réalisées par un service d’aide à domicile ou bien par un salarié que vous employez directement.

Si vous choisissez d’employer directement votre aide à domicile, vous aurez des obligations en tant qu’employeur : déclarer votre employé, élaborer son contrat de travail et établir ses fiches de paie dans le respect du code du travail.

Il existe des solutions pour simplifier ces démarches administratives liées au statut d’employeur :

  • le CESU (chèque emploi service universel) déclaratif
  • le CESU préfinancé
  • le recours à un service d’aide à domicile mandataire qui vous accompagne sur le plan administratif.

Le CESU (chèque emploi service universel) déclaratif

Le CESU (chèque emploi service universel) déclaratif est un outil qui permet de déclarer facilement la rémunération de votre salarié à domicile pour des activités de service à la personne.

Vous vous inscrivez au centre national CESU en tant qu’employeur d’un salarié à domicile. Vous déclarez le salaire versé à votre salarié tous les mois. Sur la base de vos déclarations, le CESU se charge de calculer et de prélever les cotisations sociales sur votre compte bancaire (chômage, prévoyance, retraite etc.) et établit un bulletin de salaire adressé au salarié. Vous n’êtes pas tenu d’établir un bulletin de salaire vous-même.

Pour en savoir plus, consultez le site CESU.

Le CESU préfinancés

Un CESU préfinancé est un titre comportant une valeur prédéfinie (par exemple : 20 €) que vous remettez directement à votre salarié pour le rémunérer.

Certains départements proposent aux bénéficiaires de l’APA à domicile des CESU préfinancés pour faciliter le paiement de l’aide à domicile salarié. Les bénéficiaires de l’APA reçoivent des chéquiers de CESU préfinancés dont la composition correspond au nombre d’heures prévu par leur plan d’aide APA. Ces chèques leur permettent de payer l’aide à domicile.

Le salarié se fait rembourser les chèques auprès du Centre de remboursement CESU (CRCESU) auquel il doit être préalablement affilié.

Pour utiliser les CESU préfinancés, l’employeur être inscrit au centre national CESU en tant qu’employeur d’un salarié à domicile et déclarer le salaire versé au salarié.

Pour en savoir plus sur le CESU préfinancé, consultez le site CESU.

Faire appel à un service mandataire

Un service mandataire peut vous aider à recruter un salarié, vous propose des candidats selon vos critères et vous accompagne dans les démarches administratives. Par exemple, le service mandataire peut se charger des déclarations au Centre national CESU si vous utilisez le CESU déclaratif ou préfinancé.

Vous réglez au service le coût de cette mise en relation, du traitement administratif et vous vous acquittez également du salaire de l’aide à domicile.

Lorsque vous faites appel à un service mandataire, vous avez le statut d’employeur.

Pour en savoir plus, consultez le dossier « Etre aidé à domicile ».

Logement intergénérationnel pendant la saison touristique : l’expérience du CCAS d’Agde

Publié le : 
28 juin 2018
- Mis à jour le : 
5 juillet 2018

Le CCAS d’Agde favorise la mise en relation de travailleurs saisonniers et de seniors disposant d’une solution de logement. L’objectif est de donner la possibilité aux saisonniers de se loger pour un prix raisonnable et aux séniors de bénéficier d’un complément de revenus et de rompre l’isolement.

Des saisonniers en demande d’hébergement à prix modéré et des seniors aux logements sous-occupés

En 2016, le CCAS (centre communal d’action sociale) d’Agde a mené une étude sur les besoins sociaux de la commune. Cette étude a mis en avant le fait que 34% des habitants d’Agde avaient plus de 60 ans et que beaucoup vivaient seuls dans des logements sous-occupés.  

Une idée a donc germé : pourquoi ne pas inciter les seniors disposant de place dans leur logement à proposer une solution d’hébergement aux nombreux saisonniers (5500 présents chaque année) et obtenir ainsi des revenus complémentaires ? Une mise en relation qui permet également de développer lien social et échanges intergénérationnels et lutter ainsi contre l’isolement des personnes âgées.

Un dispositif encadré par le CCAS et la Maison du Travail Saisonnier

Le CCAS et la Maison du Travail Saisonnier ont développé des actions de communication pour inciter les personnes âgées et les saisonniers à participer à l’expérience.

Les personnes âgées peuvent être réticentes à ouvrir leur domicile à une personne inconnue qui va occuper une de leurs chambres par exemple, et ce durant plusieurs mois. Pour dissiper ces inquiétudes, le CCAS et la Maison du Travail Saisonnier ont mis l’accent sur le cadre sécurisé proposé et le suivi apporté. En effet, la mise en relation fait l’objet de vérifications préalables : existence réelle d’un contrat de travail, sérieux et bonne entente des deux parties...

Les participants déchargés des démarches administratives

Point important : toutes les démarches administratives liées à la location (rédaction du contrat de bail, suivi des dossiers, vérification de la solvabilité des saisonniers, visites préalables à la location…)  ont été réalisées par le CCAS et la Maison du Travail Saisonnier pour libérer saisonniers et séniors de ces contraintes et veiller à la bonne rédaction des actes et à l’encadrement du loyer.

En 2017, 38 saisonniers ont été logés pour des loyers modérés (loyers compris entre 200 et 400 euros). La mise en place d’un dispositif similaire est à l’étude dans d’autres stations touristiques qui ont des problématiques démographiques similaires à celles d’Agde.

Qu’est-ce qu’un CCAS ?

Les CCAS (centres communaux d’action sociale) sont en charge de l’action sociale dans les communes. Pour soutenir les habitants de la commune, notamment les personnes âgées, le CCAS peut attribuer des aides financières, mettre en œuvre des actions d’animation ou de soutien : lutte contre l’isolement, maintien du lien social, accès à la culture et aux loisirs, actions de prévention …

Pour en savoir plus, consultez l’article « Le centre communal d’action sociale ».

Interview d'Emilie Pecqueur sur le rôle du juge des tutelles

Publié le : 
12 juin 2018
- Mis à jour le : 
5 juillet 2018

Emilie Pecqueur, Présidente honoraire de l’Association des juges d’instance, nous parle du rôle du juge des tutelles. Elle évoque :

  • les mesures à la disposition du juge des tutelles : sauvegarde de justice, curatelle ou tutelle ;
  • sa mission de contrôle ;
  • les principes qui le guident pour désigner le tuteur ou le curateur familial ;
  • les liens avec la personne désignée pendant l'exercice de la mesure ;
  • les relations avec la famille...

Emilie Pecqueur, quelle est votre fonction ?

J’ai été juge des tutelles pendant 15 ans à Lens, Lille et Arras. Depuis 2016, je siège à la Cour d’appel de Douai où je juge les recours en appel contre les décisions prises par les juges des tutelles. Ces recours peuvent concerner la nécessité d'une mesure de protection juridique,  le choix de la mesure de protection juridique, le choix du tuteur mais aussi les décisions prises par le juge des tutelles durant l’exercice de la mesure, comme l’autorisation de la vente du logement par exemple.

Quelle formation faut-il suivre pour devenir juge des tutelles ?

Le  juge des tutelles a suivi une formation à l’Ecole nationale de la magistrature comme les autres juges (juge des enfants, juges aux affaires familiales…). La formation est la même pour tous les juges. Ce sont les juges d’instance qui exercent la fonction de juges des tutelles. Le juge des tutelles n’est jamais juge des tutelles à 100% de son temps.

Quel est le rôle du juge des tutelles ?

Le juge des tutelles décide de mettre en place une mesure de protection juridique pour les personnes dont les facultés mentales ou corporelles sont momentanément ou durablement altérées au point d’empêcher l’expression de leur volonté. Le juge des tutelles décide également du degré de la mesure de protection. La loi pose le principe de subsidiarité dans le choix de la mesure. Cela signifie que quand la mesure lui paraît nécessaire,  le juge doit choisir la mesure la plus légère possible parmi les 3 mesures existantes : sauvegarde de justice, curatelle, tutelle.

Le juge des tutelles s’occupe également de l’organisation de la mesure et décide qui l’exerce. 

Enfin, il est chargé du suivi des mesures. Il peut par exemple trancher s’il y a un conflit entre la personne qui exerce la mesure de protection juridique et la personne protégée. Il a également un droit de contrôle de l’exercice de la mesure.

Comment se passe la désignation d’un tuteur ou d’un curateur familial ?

Le juge doit en priorité nommer la personne auparavant désignée auprès d’un notaire par la personne à protéger car la volonté de la personne prévaut. Ce cas de figure est très rare.

Ensuite, la loi donne la priorité à la famille qui a le devoir de prendre en charge la protection des majeurs vulnérables. C’est le conjoint qui va être désigné en priorité, puis un proche sans qu’il y ait obligatoirement un lien de sang. Enfin, si personne dans l’entourage n’est en mesure d’assurer la mesure de protection, le juge nomme un professionnel, un mandataire judiciaire à la protection des majeurs.

Il est possible de désigner plusieurs personnes en charge de l’exercice de la mesure. Par exemple, un tuteur et un subrogé tuteur dont le rôle sera de contrôler le compte rendu de gestion annuel établi par le tuteur. L'existence d'un désaccord entre les membres de la famille ne suffit pas à écarter un proche, seul l'intérêt de la personne à protéger est pris en compte par le juge des tutelles.

Le juge des tutelles peut aussi partager l'exercice de la mesure entre plusieurs personnes, voire entre un professionnel et un proche. Par exemple le professionnel s'occupe de la protection des biens, le proche de la protection de la personne.

Dans tous les cas, avant de se prononcer, le juge des tutelles rencontre la personne et recueille son avis ainsi que l’avis de son entourage.

Quels liens ont les juges avec les tuteurs pendant l’exercice de la mesure ?

Ils ont principalement des contacts écrits. Les tuteurs sollicitent le juge des tutelles pour des autorisations. Par exemple, pour l’ouverture ou la résiliation d’un compte bancaire, la vente de la maison ou la résiliation du bail lorsque la personne protégée entre en maison de retraite.

Quelle peut être l’implication de la famille dans la mesure de protection ?

Si la famille n’exerce pas la mesure de protection juridique, elle n’a pas de droit de regard. Le fait que la famille n’ait pas d’information de la part du mandataire judiciaire à la protection des majeurs est complément normal. Il y va du respect de la vie privée de la personne protégée. Par ailleurs, le tuteur doit respecter la confidentialité des comptes.

Comment le juge des tutelles exerce-t-il sa mission de contrôle de la mesure de protection ?

Une fois par an, les tuteurs doivent transmettre un compte rendu de gestion annuel au greffier en chef ainsi qu’un rapport annuel qui décrit les évènements ou difficultés particulières intervenus durant l’année écoulée au juge des tutelles.  Le greffier en chef vérifie le compte et, en cas de problème, informe le juge des tutelles. Il faut savoir que les tuteurs familiaux peuvent être aidés dans leur mission, notamment pour remplir ces comptes de gestion, par des services d’information et de soutien aux tuteurs familiaux.

Le juge ne peut pas deviner s’il y a des problèmes dans l’exercice de la mission. C’est pour cette raison qu’il ne faut pas hésiter à écrire au juge pour en faire part. Le juge peut alors convoquer la personne protégée et le tuteur et s’entretenir avec eux.

Quels conseils donneriez-vous aux familles qui envisagent de demander l’ouverture d’une mesure de protection ?

Les obligations des tuteurs familiaux sont conséquentes. Lorsqu’il n’y a pas de mésentente au sein d’une famille, l’habilitation familiale est une mesure à envisager car elle est beaucoup moins lourde à assumer pour la personne habilitée à exercer la mesure. Elle n’a pas de comptes de gestion annuels à communiquer au juge des tutelles qui n’intervient qu’au début de l’ouverture de la mesure ou en cas de difficulté qui lui est signalée.

Je conseille enfin d’anticiper. En effet, il est possible d’organiser à l’avance sa propre protection en rédigeant un mandat de protection future. Il permet de choisir la ou les personnes que l’on souhaite voir exercer sa propre protection et l’étendue de cette protection pour le jour où l'on ne sera plus capable de gérer seul ses affaires.

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Coût d’un hébergement en EHPAD en 2017

Publié le : 
23 mai 2018
- Mis à jour le : 
1 juin 2018

1953 € : c’est le prix mensuel médian en 2017 d’un hébergement en EHPAD en France, soit 4 € de plus qu’en 2016. Les écarts de prix importants entre les EHPAD s’expliquent par différents facteurs, notamment le statut juridique et la situation géographique de l’EHPAD.

Dans la continuité de l’analyse des prix des EHPAD en 2016, la CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) a réalisé une analyse des prix 2017 transmis par 6140 EHPAD (soit 82% des EHPAD) et affichés sur le portail d’information www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr.

Depuis décembre 2016, la loi d’adaptation de la société au vieillissement oblige en effet les EHPAD à transmettre leurs prix au moins une fois par an à la CNSA qui les affiche ensuite dans l’annuaire du portail internet. L’objectif est de renforcer la transparence de l’information sur les prix pratiqués dans les EHPAD.

1953 euros : prix mensuel médian d’un hébergement en EHPAD en 2017

1 953 euros par mois : c’est le prix médian à payer pour un hébergement permanent en EHPAD en chambre seule en 2016 en France. Cela signifie que la moitié des EHPAD facture un prix inférieur à 1953 euros et que l’autre moitié facture un prix supérieur à 1953 euros.

Ce prix médian mensuel prend en compte le coût de l’hébergement et le tarif dépendance correspondant au tarif GIR 5-6, c’est-à-dire le prix minimum à payer par tous les résidents d’un EHPAD. Pour en savoir plus sur la facturation en EHPAD, consultez l’article « Comprendre sa facture en EHPAD ».

C’est 4 € (+ 0,2%) de plus que le prix médian constaté en 2016 ( voir le dossier sur l’analyse des prix 2016 ).

A noter : Dans son numéro de juin 2018, la revue 60 millions de consommateurs évalue le prix médian mensuel d’une chambre en EHPAD à 2 445 euros. Ce tarif est très supérieur au tarif calculé par la CNSA (1 953 euros) en raison de périmètres d’analyse différents. Pour en savoir plus, consultez la mise au point de la CNSA sur sa méthode d’analyse

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Des écarts de prix importants

Les écarts de prix entre les EHPAD sont importants. Ainsi, 10% des EHPAD facturent un prix mensuel inférieur à 1674 euros par mois et 10% des EHPAD facturent un prix mensuel supérieur à 2819 euros par mois.

Le statut juridique, la zone d’implantation géographique, l’habilitation ou non à l’aide sociale, l’ancienneté du bâti, le nombre de places des EHPAD sont autant de facteurs qui expliquent cette variabilité des prix. 

Comme en 2016, l’étude montre que les prix médians des EHPAD privés commerciaux (2678€) sont plus élevés que ceux des EHPAD privés non lucratifs (1962€)  et publics (1818€).

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Par ailleurs, le prix médian d’une place en EHPAD en hébergement permanent est plus élevé dans des départements très urbanisées comme Paris, les Hauts-de-Seine, les Yvelines, le Val-d’Oise, l’Essonne, le Val-de-Marne, les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône.

En 2017, le prix médian mensuel facturé s’élève à :

  • 1856 euros dans les EHPAD situés dans une commune rurale,
  • 1865 euros dans les EHPAD situés dans une ville isolée,
  • 1949 euros dans les EHPAD situés dans une ville-centre,
  • 2223 euros dans les EHPAD situés dans une banlieue.

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Des aides publiques peuvent venir diminuer le prix de l’hébergement

Les prix affichés sur le portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr ne prennent pas en compte les aides publiques versées en fonction de leurs revenus aux résidents des EHPAD.

Plusieurs aides publiques peuvent venir diminuer le coût de la facture en EHPAD : 

Un comparateur des restes à charge en EHPAD en ligne sur le portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr permet de calculer le coût d’un hébergement pour une sélection d’EHPAD déduction faite de 2 aides publiques : l’aide au logement et l’APA en établissement.

Pour en savoir plus, consultez l’analyse statistique des  prix des EHPAD en 2017 réalisée par la CNSA.

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Journée de solidarité 2018 : comment seront utilisés les fonds récoltés ?

Publié le : 
14 mai 2018
- Mis à jour le : 
14 mai 2018

Salariés et retraités contribuent avec la journée de solidarité au financement d'un meilleur accompagnement des personnes âgées et des personnes handicapées. En 2018, la journée de solidarité devrait rapporter 2,42 milliards d’euros au titre de la contribution solidarité autonomie (CSA) et 765,4 millions d’euros au titre de la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA). Voici quelques explications, notamment sur l'utilisation prévue des fonds récoltés en 2018.

La journée de solidarité : de quoi s'agit-il ?

Créée en 2004 pour améliorer la prise en charge des personnes âgées et des personnes handicapées, la journée de solidarité est un jour travaillé non payé. Depuis 2008, le lundi de Pentecôte, initialement choisi, est à nouveau férié. Les entreprises fixent donc librement la date et les modalités de la journée de solidarité, par exemple :

  • un autre jour férié,
  • un jour de RTT
  • un jour de congé payé...

Ainsi, en contrepartie de cette journée travaillée mais non payée, les entreprises versent 0,3 % de la masse salariale pour constituer la contribution solidarité pour l’autonomie (CSA), alimentée également par 0,3 % des revenus du capital. Depuis 2013, les retraités imposables partipent également à l'effort national : 0,3 % des pensions de retraite et d'invalidité et des allocations de préretraites constitue la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA).

La CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) gère ces fonds, reversés au bénéfice des personnes âgées et des personnes handicapées.

A quoi servira l'argent récolté en 2018 ?

Les 2,42 milliards d’euros qui devraient être collectés au titre de la contribution solidarité pour l’autonomie (CSA) seront redistribués de la façon suivante :

Les 765,4 millions d'euros qui devraient être collectés au titre de la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA) seront redistribués de la façon suivante :

  • 453,7 millions d’euros pour revaloriser l’APA à domicile, c’est-à-dire augmenter le nombre d’heures d’aide à domicile pour les personnes âgées qui en ont le plus besoin et diminuer le niveau de participation financière des personnes (versement aux conseils départementaux) ;
  • 180 millions d’euros pour des actions de prévention de la perte d’autonomie (versement aux conseils départementaux) ;
  • 101 millions d’euros pour financer les établissements et services médico-sociaux ;
  • 6 millions d’euros pour renforcer l’accompagnement des proches aidants de personnes âgées en perte d’autonomie et soutenir le développement de l’accueil familial (versement aux conseils départementaux) ;
  • 5 millions d’euros pour abonder les fonds départementaux de compensation du handicap.

Pour en savoir plus, consultez le site de la CNSA 

L’hébergement temporaire : une vidéo pour comprendre

Publié le : 
4 mai 2018
- Mis à jour le : 
4 mai 2018

Alain s’occupe quotidiennement de sa mère Maria, 90 ans qui vit seule chez elle. Il va partir en vacances deux semaines. Il cherche donc une solution d’hébergement temporaire pour sa mère. Alain et Maria sont les deux protagonistes de la vidéo « Chercher un hébergement temporaire ».

Cette vidéo présente l’hébergement temporaire qui peut être une solution pour :

  • les personnes âgées qui souhaitent continuer à vivre chez elles en ayant ponctuellement recours à un hébergement temporaire (par exemple, lors d’une période plus difficile de l’année ou après une hospitalisation…) ;
  • les aidants apportant une aide essentielle à un proche âgé qui doivent ou souhaitent s’absenter ponctuellement et passer le relais.

Découvrez la vidéo « Chercher un hébergement temporaire »

Hébergement temporaire : comment ça marche ?

Publié le : 
30 avril 2018
- Mis à jour le : 
30 avril 2018

Les maisons de retraite médicalisées et les accueillants familiaux proposent de l’hébergement temporaire pour les personnes âgées qui, momentanément, ne peuvent pas ou ne souhaitent pas rester à leur domicile.

L’hébergement temporaire : pour qui ?

Vous pouvez bénéficier d’un hébergement temporaire dans une maison de retraite médicalisée (EHPAD : établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) ou chez des accueillants familiaux.

Les motifs du recours à l’hébergement temporaire peuvent être divers :

  • vous avez un besoin d’aide plus soutenu après une hospitalisation ou une maladie ;
  • vous ne pouvez pas rester seul chez vous car le proche qui vous apporte une aide essentielle au quotidien s’absente (pour des vacances ou pour une hospitalisation par exemple) ou à certains moments de l’année (en hiver par exemple, si vous vivez dans un endroit isolé en montagne…) ;
  • vous avez besoin d’être entouré après un période difficile (décès d’un proche…).

Combien de temps peut durer un hébergement temporaire ?

L’hébergement temporaire est très souple.

Vous pouvez y avoir recours quelques jours seulement ou plusieurs mois d’affilée. Par ailleurs, vous pouvez être hébergé temporairement ponctuellement ou à plusieurs reprises dans l’année, par exemple, une semaine tous les trois mois.

Comment trouver un hébergement temporaire ?

L’annuaire du portail donne des informations sur les places et sur les prix d’hébergement temporaire dans les EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). Lorsque vous lancez votre recherche d’établissements, choisissez le filtre « hébergement temporaire » afin d’obtenir la liste des structures proposant des places d’hébergement temporaire, puis tapez un code postal.

Si vous souhaitez bénéficier d’un hébergement temporaire chez des accueillants familiaux, contactez le service de votre département en charge de l’accueil familial. Ce service vous procurera la liste des accueillants familiaux proposant de l’hébergement temporaire.

Quelles démarches effectuer pour aller en hébergement temporaire ?

Si vous souhaitez bénéficier d’un hébergement temporaire en EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), vous devez remplir le dossier unique de demande d’admission et l’envoyer à l’EHPAD ou aux EHPAD que vous avez repérés. Ce même dossier unique est utilisé pour une demande d’entrée définitive et pour une demande d’hébergement temporaire.

Attention : le traitement d’un dossier peut prendre un peu de temps. Il est donc préférable d’anticiper et de faire la demande le plus tôt possible. Par exemple, quand le besoin d’hébergement temporaire est lié au départ en vacances des proches et qu’il est programmé bien en avance, il ne faut pas attendre le dernier moment pour faire la demande à l’EHPAD.

Pour en savoir plus sur le dossier d’admission, consultez l’article « Les EHPAD ».

Si vous avez trouvé un accueillant familial pouvant vous héberger temporairement, vous devez établir avec lui un contrat d’accueil. Pour en savoir plus, consultez l’article « Vivre en accueil familial ».

Pour en savoir plus sur l’hébergement temporaire, consultez la rubrique « Vivre ailleurs temporairement ».

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L’assistant social de l’hôpital : un interlocuteur à contacter en cas d’hospitalisation

Publié le : 
25 avril 2018
- Mis à jour le : 
30 avril 2018

Vous êtes hospitalisé. Il est conseillé de prendre contact avec l’assistant social de l’hôpital pendant votre hospitalisation. Il peut vous aider dans vos démarches afin de préparer votre retour à domicile ou trouver une solution d’hébergement si le retour à domicile n’est pas possible. 

Après une hospitalisation, votre retour chez vous peut s’avérer difficile du fait de la fatigue et d’un état de santé encore fragile.

Aussi, il est recommandé d’anticiper au plus tôt ces difficultés avant, si cela est possible, et pendant l’hospitalisation en prenant contact avec le service social de l’hôpital. Un assistant social peut vous aider à envisager les différentes solutions pour que votre retour chez vous se passe au mieux.

L’assistant social du service social de l’hôpital travaille en étroite collaboration avec les différents organismes et structures situés hors de l’hôpital pour assurer les relais nécessaires suite à une hospitalisation.

Que fait l’assistant social de l’hôpital ?

L’assistant social du service social de l’hôpital informe et oriente les patients et leurs proches. L’assistant social oriente par exemple vers les points d’information locaux dédiés aux personnes âgées.

Vous pouvez notamment prendre contact avec l’assistant social de l’hôpital pour :

  • organiser l’aide et les soins dont vous aurez besoin à votre sortie d’hospitalisation
  • les demandes d’aides financières
  • les démarches d’admission dans un établissement si vous avez besoin temporairement ou définitivement d’’un hébergement après votre sortie d’hospitalisation.

Vous pouvez solliciter l’assistant social de l’hôpital pour organiser l’aide et les soins à domicile

L’assistant social de l’hôpital peut intervenir  dans l’organisation de l’intervention de services d’aide et de soins à domicile chez vous après votre sortie de l’hôpital : intervention d’un service d’aide et d’accompagnement à domicile, intervention d’un SSIAD (service de soins infirmiers à domicile), mise en place d’un portage de repas.

Pour en savoir plus, consultez le dossier « Etre hospitalisé : ce qu’il faut savoir ».

Vous pouvez solliciter l’assistant social de l’hôpital pour les demandes d’aides financières 

L’assistant social de l’hôpital peut intervenir par exemple :

L’aide au retour à domicile après une hospitalisation est une aide temporaire pour faciliter votre retour à domicile et favoriser votre rétablissement dans les meilleures conditions. Après une hospitalisation, vous pouvez en effet vous sentir fragilisé et avoir besoin d’être entouré lorsque vous rentrez chez vous, particulièrement si vous vivez seul ou si vous êtes isolé.

Vous pouvez solliciter l’assistant social de l’hôpital pour les démarches d’admission dans des établissements

Après une hospitalisation, il est possible que vous ayez besoin de reprendre des forces avant de revenir à la maison. L’assistant social peut vous aider à trouver un établissement d’hébergement temporaire ou un établissement proposant des soins de suite et de réadaptation (SSR).

Si vous ne pouvez plus vivre chez vous et que vous devez vous installer dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées, l’assistant social peut vous accompagner dans votre recherche et votre demande d’admission.

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Maison de retraite : qu’est-ce qu’une UHR ?

Publié le : 
16 avril 2018
- Mis à jour le : 
30 avril 2018

Lieux d’hébergement aménagés dans les EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), les UHR (unités d’hébergement renforcées) accueillent nuit et jour des personnes âgées ayant une maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée entraînant des troubles du comportement importants. 

Qu’est-ce qu'une UHR (unité d’hébergement renforcée) ?

Une UHR (unité d’hébergement renforcée) est un espace aménagé dans un EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) afin d’héberger des personnes âgées ayant la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée entraînant d’importants troubles du comportement qui altèrent leur sécurité et leur qualité de vie.

Contrairement aux PASA (pôles d’activités et de soins adaptés) qui accueillent les résidents à la journée, les UHR proposent un accompagnement nuit et jour. En moyenne, 12 à 14 personnes y sont accueillies.

Les personnes qui y sont accompagnées ont vocation, dans la mesure du possible, à retourner dans leur lieu de vie habituel (leur domicile ou l’EHPAD) une fois les troubles du comportement atténués. 

Quel accompagnement est proposé dans l’UHR ?

L’unité d’hébergement renforcée propose sur un même lieu :

  • l’hébergement,
  • les soins,
  • les activités sociales et thérapeutiques, qu'elles soient individuelles ou collectives.

Des professionnels soignants spécialement formés à l’accompagnement de personnes ayant des troubles du comportement liés à la maladie d’Alzheimer ou apparentée interviennent dans l’UHR :  un médecin, un infirmier, un psychomotricien ou un ergothérapeute, un aide-soignant , une aide médico-psychologique, un assistant de soins en gérontologie, un psychologue pour les résidents et les familles.

Un projet d’accompagnement de de soins est élaboré avec chaque personne hébergée en lien avec la famille et l’équipe soignante : participation à certaines activités thérapeutiques (atelier mémoire, musicothérapie…), respect des habitudes de vie de la personne et de son rythme…

A noter : La conception architecturale de l’UHR est pensée pour réduire l’agitation et favoriser l’orientation et la déambulation des personnes.

Qui peut aller dans une UHR ?

Une UHR peut accueillir des résidents venant de l’EHPAD où l’UHR est située mais également des personnes vivant à domicile ou dans un autre établissement.

Les décisions concernant les admissions de l’UHR se prennent sur avis du médecin coordonnateur de l’EHPAD dans laquelle se trouve l’unité, en lien avec le médecin traitant de la personne. Le consentement de la personne est activement recherché avant l’admission.

Au préalable, le diagnostic doit avoir été posé et annoncé à la personne et à ses proches. Une évaluation des troubles du comportement doit également avoir été réalisée par l’équipe soignante, au moyen de grilles d’évaluation préconisées (NPI-ES, échelle de Cohen-Mansfield).

Lorsque les troubles du comportement ont diminué et que l’équipe soignante considère que la personne peut retourner sur son lieu de vie et de soins habituel, une décision de sortie de l’UHR ou de réorientation est prise, en concertation avec la famille et après avis du médecin coordonnateur de l’EHPAD.

Comment savoir si un EHPAD dispose d’une UHR ?

Pour trouver un EHPAD disposant d’une UHR, vous pouvez utiliser l’annuaire du portail. Il suffit de choisir dans type d’établissement le filtre « EHPAD » puis dans « accompagnement spécifique » le filtre « UHR ».

Quel est le coût ?

L’hébergement dans une UHR est facturé comme l’hébergement dans l’EHPAD. La personne doit régler un tarif hébergement et un tarif dépendance.

Le tarif dépendance et le tarif hébergement de l’UHR peuvent être différents des tarifs de l’EHPAD.

Pour en savoir plus sur la facturation en EHPAD, consultez l’article « Comprendre sa facture en EHPAD ». 

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