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Interview d'Emilie Pecqueur sur le rôle du juge des tutelles

Publié le : 
12 juin 2018
- Mis à jour le : 
12 juin 2018

Emilie Pecqueur, Présidente honoraire de l’Association des juges d’instance, nous parle du rôle du juge des tutelles. Elle évoque :

  • les mesures à la disposition du juge des tutelles : sauvegarde de justice, curatelle ou tutelle ;
  • sa mission de contrôle ;
  • les principes qui le guident pour désigner le tuteur ou le curateur familial ;
  • les liens avec la personne désignée pendant l'exercice de la mesure ;
  • les relations avec la famille...

Emilie Pecqueur, quelle est votre fonction ?

J’ai été juge des tutelles pendant 15 ans à Lens, Lille et Arras. Depuis 2016, je siège à la Cour d’appel de Douai où je juge les recours en appel contre les décisions prises par les juges des tutelles. Ces recours peuvent concerner la nécessité d'une mesure de protection juridique,  le choix de la mesure de protection juridique, le choix du tuteur mais aussi les décisions prises par le juge des tutelles durant l’exercice de la mesure, comme l’autorisation de la vente du logement par exemple.

Quelle formation faut-il suivre pour devenir juge des tutelles ?

Le  juge des tutelles a suivi une formation à l’Ecole nationale de la magistrature comme les autres juges (juge des enfants, juges aux affaires familiales…). La formation est la même pour tous les juges. Ce sont les juges d’instance qui exercent la fonction de juges des tutelles. Le juge des tutelles n’est jamais juge des tutelles à 100% de son temps.

Quel est le rôle du juge des tutelles ?

Le juge des tutelles décide de mettre en place une mesure de protection juridique pour les personnes dont les facultés mentales ou corporelles sont momentanément ou durablement altérées au point d’empêcher l’expression de leur volonté. Le juge des tutelles décide également du degré de la mesure de protection. La loi pose le principe de subsidiarité dans le choix de la mesure. Cela signifie que quand la mesure lui paraît nécessaire,  le juge doit choisir la mesure la plus légère possible parmi les 3 mesures existantes : sauvegarde de justice, curatelle, tutelle.

Le juge des tutelles s’occupe également de l’organisation de la mesure et décide qui l’exerce. 

Enfin, il est chargé du suivi des mesures. Il peut par exemple trancher s’il y a un conflit entre la personne qui exerce la mesure de protection juridique et la personne protégée. Il a également un droit de contrôle de l’exercice de la mesure.

Comment se passe la désignation d’un tuteur ou d’un curateur familial ?

Le juge doit en priorité nommer la personne auparavant désignée auprès d’un notaire par la personne à protéger car la volonté de la personne prévaut. Ce cas de figure est très rare.

Ensuite, la loi donne la priorité à la famille qui a le devoir de prendre en charge la protection des majeurs vulnérables. C’est le conjoint qui va être désigné en priorité, puis un proche sans qu’il y ait obligatoirement un lien de sang. Enfin, si personne dans l’entourage n’est en mesure d’assurer la mesure de protection, le juge nomme un professionnel, un mandataire judiciaire à la protection des majeurs.

Il est possible de désigner plusieurs personnes en charge de l’exercice de la mesure. Par exemple, un tuteur et un subrogé tuteur dont le rôle sera de contrôler le compte rendu de gestion annuel établi par le tuteur. L'existence d'un désaccord entre les membres de la famille ne suffit pas à écarter un proche, seul l'intérêt de la personne à protéger est pris en compte par le juge des tutelles.

Le juge des tutelles peut aussi partager l'exercice de la mesure entre plusieurs personnes, voire entre un professionnel et un proche. Par exemple le professionnel s'occupe de la protection des biens, le proche de la protection de la personne.

Dans tous les cas, avant de se prononcer, le juge des tutelles rencontre la personne et recueille son avis ainsi que l’avis de son entourage.

Quels liens ont les juges avec les tuteurs pendant l’exercice de la mesure ?

Ils ont principalement des contacts écrits. Les tuteurs sollicitent le juge des tutelles pour des autorisations. Par exemple, pour l’ouverture ou la résiliation d’un compte bancaire, la vente de la maison ou la résiliation du bail lorsque la personne protégée entre en maison de retraite.

Quelle peut être l’implication de la famille dans la mesure de protection ?

Si la famille n’exerce pas la mesure de protection juridique, elle n’a pas de droit de regard. Le fait que la famille n’ait pas d’information de la part du mandataire judiciaire à la protection des majeurs est complément normal. Il y va du respect de la vie privée de la personne protégée. Par ailleurs, le tuteur doit respecter la confidentialité des comptes.

Comment le juge des tutelles exerce-t-il sa mission de contrôle de la mesure de protection ?

Une fois par an, les tuteurs doivent transmettre un compte rendu de gestion annuel au greffier en chef ainsi qu’un rapport annuel qui décrit les évènements ou difficultés particulières intervenus durant l’année écoulée au juge des tutelles.  Le greffier en chef vérifie le compte et, en cas de problème, informe le juge des tutelles. Il faut savoir que les tuteurs familiaux peuvent être aidés dans leur mission, notamment pour remplir ces comptes de gestion, par des services d’information et de soutien aux tuteurs familiaux.

Le juge ne peut pas deviner s’il y a des problèmes dans l’exercice de la mission. C’est pour cette raison qu’il ne faut pas hésiter à écrire au juge pour en faire part. Le juge peut alors convoquer la personne protégée et le tuteur et s’entretenir avec eux.

Quels conseils donneriez-vous aux familles qui envisagent de demander l’ouverture d’une mesure de protection ?

Les obligations des tuteurs familiaux sont conséquentes. Lorsqu’il n’y a pas de mésentente au sein d’une famille, l’habilitation familiale est une mesure à envisager car elle est beaucoup moins lourde à assumer pour la personne habilitée à exercer la mesure. Elle n’a pas de comptes de gestion annuels à communiquer au juge des tutelles qui n’intervient qu’au début de l’ouverture de la mesure ou en cas de difficulté qui lui est signalée.

Je conseille enfin d’anticiper. En effet, il est possible d’organiser à l’avance sa propre protection en rédigeant un mandat de protection future. Il permet de choisir la ou les personnes que l’on souhaite voir exercer sa propre protection et l’étendue de cette protection pour le jour où l'on ne sera plus capable de gérer seul ses affaires.

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Coût d’un hébergement en EHPAD en 2017

Publié le : 
23 mai 2018
- Mis à jour le : 
1 juin 2018

1953 € : c’est le prix mensuel médian en 2017 d’un hébergement en EHPAD en France, soit 4 € de plus qu’en 2016. Les écarts de prix importants entre les EHPAD s’expliquent par différents facteurs, notamment le statut juridique et la situation géographique de l’EHPAD.

Dans la continuité de l’analyse des prix des EHPAD en 2016, la CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) a réalisé une analyse des prix 2017 transmis par 6140 EHPAD (soit 82% des EHPAD) et affichés sur le portail d’information www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr.

Depuis décembre 2016, la loi d’adaptation de la société au vieillissement oblige en effet les EHPAD à transmettre leurs prix au moins une fois par an à la CNSA qui les affiche ensuite dans l’annuaire du portail internet. L’objectif est de renforcer la transparence de l’information sur les prix pratiqués dans les EHPAD.

1953 euros : prix mensuel médian d’un hébergement en EHPAD en 2017

1 953 euros par mois : c’est le prix médian à payer pour un hébergement permanent en EHPAD en chambre seule en 2016 en France. Cela signifie que la moitié des EHPAD facture un prix inférieur à 1953 euros et que l’autre moitié facture un prix supérieur à 1953 euros.

Ce prix médian mensuel prend en compte le coût de l’hébergement et le tarif dépendance correspondant au tarif GIR 5-6, c’est-à-dire le prix minimum à payer par tous les résidents d’un EHPAD. Pour en savoir plus sur la facturation en EHPAD, consultez l’article « Comprendre sa facture en EHPAD ».

C’est 4 € (+ 0,2%) de plus que le prix médian constaté en 2016 ( voir le dossier sur l’analyse des prix 2016 ).

A noter : Dans son numéro de juin 2018, la revue 60 millions de consommateurs évalue le prix médian mensuel d’une chambre en EHPAD à 2 445 euros. Ce tarif est très supérieur au tarif calculé par la CNSA (1 953 euros) en raison de périmètres d’analyse différents. Pour en savoir plus, consultez la mise au point de la CNSA sur sa méthode d’analyse

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Des écarts de prix importants

Les écarts de prix entre les EHPAD sont importants. Ainsi, 10% des EHPAD facturent un prix mensuel inférieur à 1674 euros par mois et 10% des EHPAD facturent un prix mensuel supérieur à 2819 euros par mois.

Le statut juridique, la zone d’implantation géographique, l’habilitation ou non à l’aide sociale, l’ancienneté du bâti, le nombre de places des EHPAD sont autant de facteurs qui expliquent cette variabilité des prix. 

Comme en 2016, l’étude montre que les prix médians des EHPAD privés commerciaux (2678€) sont plus élevés que ceux des EHPAD privés non lucratifs (1962€)  et publics (1818€).

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Par ailleurs, le prix médian d’une place en EHPAD en hébergement permanent est plus élevé dans des départements très urbanisées comme Paris, les Hauts-de-Seine, les Yvelines, le Val-d’Oise, l’Essonne, le Val-de-Marne, les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône.

En 2017, le prix médian mensuel facturé s’élève à :

  • 1856 euros dans les EHPAD situés dans une commune rurale,
  • 1865 euros dans les EHPAD situés dans une ville isolée,
  • 1949 euros dans les EHPAD situés dans une ville-centre,
  • 2223 euros dans les EHPAD situés dans une banlieue.

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Des aides publiques peuvent venir diminuer le prix de l’hébergement

Les prix affichés sur le portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr ne prennent pas en compte les aides publiques versées en fonction de leurs revenus aux résidents des EHPAD.

Plusieurs aides publiques peuvent venir diminuer le coût de la facture en EHPAD : 

Un comparateur des restes à charge en EHPAD en ligne sur le portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr permet de calculer le coût d’un hébergement pour une sélection d’EHPAD déduction faite de 2 aides publiques : l’aide au logement et l’APA en établissement.

Pour en savoir plus, consultez l’analyse statistique des  prix des EHPAD en 2017 réalisée par la CNSA.

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Journée de solidarité 2018 : comment seront utilisés les fonds récoltés ?

Publié le : 
14 mai 2018
- Mis à jour le : 
14 mai 2018

Salariés et retraités contribuent avec la journée de solidarité au financement d'un meilleur accompagnement des personnes âgées et des personnes handicapées. En 2018, la journée de solidarité devrait rapporter 2,42 milliards d’euros au titre de la contribution solidarité autonomie (CSA) et 765,4 millions d’euros au titre de la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA). Voici quelques explications, notamment sur l'utilisation prévue des fonds récoltés en 2018.

La journée de solidarité : de quoi s'agit-il ?

Créée en 2004 pour améliorer la prise en charge des personnes âgées et des personnes handicapées, la journée de solidarité est un jour travaillé non payé. Depuis 2008, le lundi de Pentecôte, initialement choisi, est à nouveau férié. Les entreprises fixent donc librement la date et les modalités de la journée de solidarité, par exemple :

  • un autre jour férié,
  • un jour de RTT
  • un jour de congé payé...

Ainsi, en contrepartie de cette journée travaillée mais non payée, les entreprises versent 0,3 % de la masse salariale pour constituer la contribution solidarité pour l’autonomie (CSA), alimentée également par 0,3 % des revenus du capital. Depuis 2013, les retraités imposables partipent également à l'effort national : 0,3 % des pensions de retraite et d'invalidité et des allocations de préretraites constitue la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA).

La CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) gère ces fonds, reversés au bénéfice des personnes âgées et des personnes handicapées.

A quoi servira l'argent récolté en 2018 ?

Les 2,42 milliards d’euros qui devraient être collectés au titre de la contribution solidarité pour l’autonomie (CSA) seront redistribués de la façon suivante :

Les 765,4 millions d'euros qui devraient être collectés au titre de la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA) seront redistribués de la façon suivante :

  • 453,7 millions d’euros pour revaloriser l’APA à domicile, c’est-à-dire augmenter le nombre d’heures d’aide à domicile pour les personnes âgées qui en ont le plus besoin et diminuer le niveau de participation financière des personnes (versement aux conseils départementaux) ;
  • 180 millions d’euros pour des actions de prévention de la perte d’autonomie (versement aux conseils départementaux) ;
  • 101 millions d’euros pour financer les établissements et services médico-sociaux ;
  • 6 millions d’euros pour renforcer l’accompagnement des proches aidants de personnes âgées en perte d’autonomie et soutenir le développement de l’accueil familial (versement aux conseils départementaux) ;
  • 5 millions d’euros pour abonder les fonds départementaux de compensation du handicap.

Pour en savoir plus, consultez le site de la CNSA 

L’hébergement temporaire : une vidéo pour comprendre

Publié le : 
4 mai 2018
- Mis à jour le : 
4 mai 2018

Alain s’occupe quotidiennement de sa mère Maria, 90 ans qui vit seule chez elle. Il va partir en vacances deux semaines. Il cherche donc une solution d’hébergement temporaire pour sa mère. Alain et Maria sont les deux protagonistes de la vidéo « Chercher un hébergement temporaire ».

Cette vidéo présente l’hébergement temporaire qui peut être une solution pour :

  • les personnes âgées qui souhaitent continuer à vivre chez elles en ayant ponctuellement recours à un hébergement temporaire (par exemple, lors d’une période plus difficile de l’année ou après une hospitalisation…) ;
  • les aidants apportant une aide essentielle à un proche âgé qui doivent ou souhaitent s’absenter ponctuellement et passer le relais.

Découvrez la vidéo « Chercher un hébergement temporaire »

Hébergement temporaire : comment ça marche ?

Publié le : 
30 avril 2018
- Mis à jour le : 
30 avril 2018

Les maisons de retraite médicalisées et les accueillants familiaux proposent de l’hébergement temporaire pour les personnes âgées qui, momentanément, ne peuvent pas ou ne souhaitent pas rester à leur domicile.

L’hébergement temporaire : pour qui ?

Vous pouvez bénéficier d’un hébergement temporaire dans une maison de retraite médicalisée (EHPAD : établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) ou chez des accueillants familiaux.

Les motifs du recours à l’hébergement temporaire peuvent être divers :

  • vous avez un besoin d’aide plus soutenu après une hospitalisation ou une maladie ;
  • vous ne pouvez pas rester seul chez vous car le proche qui vous apporte une aide essentielle au quotidien s’absente (pour des vacances ou pour une hospitalisation par exemple) ou à certains moments de l’année (en hiver par exemple, si vous vivez dans un endroit isolé en montagne…) ;
  • vous avez besoin d’être entouré après un période difficile (décès d’un proche…).

Combien de temps peut durer un hébergement temporaire ?

L’hébergement temporaire est très souple.

Vous pouvez y avoir recours quelques jours seulement ou plusieurs mois d’affilée. Par ailleurs, vous pouvez être hébergé temporairement ponctuellement ou à plusieurs reprises dans l’année, par exemple, une semaine tous les trois mois.

Comment trouver un hébergement temporaire ?

L’annuaire du portail donne des informations sur les places et sur les prix d’hébergement temporaire dans les EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). Lorsque vous lancez votre recherche d’établissements, choisissez le filtre « hébergement temporaire » afin d’obtenir la liste des structures proposant des places d’hébergement temporaire, puis tapez un code postal.

Si vous souhaitez bénéficier d’un hébergement temporaire chez des accueillants familiaux, contactez le service de votre département en charge de l’accueil familial. Ce service vous procurera la liste des accueillants familiaux proposant de l’hébergement temporaire.

Quelles démarches effectuer pour aller en hébergement temporaire ?

Si vous souhaitez bénéficier d’un hébergement temporaire en EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), vous devez remplir le dossier unique de demande d’admission et l’envoyer à l’EHPAD ou aux EHPAD que vous avez repérés. Ce même dossier unique est utilisé pour une demande d’entrée définitive et pour une demande d’hébergement temporaire.

Attention : le traitement d’un dossier peut prendre un peu de temps. Il est donc préférable d’anticiper et de faire la demande le plus tôt possible. Par exemple, quand le besoin d’hébergement temporaire est lié au départ en vacances des proches et qu’il est programmé bien en avance, il ne faut pas attendre le dernier moment pour faire la demande à l’EHPAD.

Pour en savoir plus sur le dossier d’admission, consultez l’article « Les EHPAD ».

Si vous avez trouvé un accueillant familial pouvant vous héberger temporairement, vous devez établir avec lui un contrat d’accueil. Pour en savoir plus, consultez l’article « Vivre en accueil familial ».

Pour en savoir plus sur l’hébergement temporaire, consultez la rubrique « Vivre ailleurs temporairement ».

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L’assistant social de l’hôpital : un interlocuteur à contacter en cas d’hospitalisation

Publié le : 
25 avril 2018
- Mis à jour le : 
30 avril 2018

Vous êtes hospitalisé. Il est conseillé de prendre contact avec l’assistant social de l’hôpital pendant votre hospitalisation. Il peut vous aider dans vos démarches afin de préparer votre retour à domicile ou trouver une solution d’hébergement si le retour à domicile n’est pas possible. 

Après une hospitalisation, votre retour chez vous peut s’avérer difficile du fait de la fatigue et d’un état de santé encore fragile.

Aussi, il est recommandé d’anticiper au plus tôt ces difficultés avant, si cela est possible, et pendant l’hospitalisation en prenant contact avec le service social de l’hôpital. Un assistant social peut vous aider à envisager les différentes solutions pour que votre retour chez vous se passe au mieux.

L’assistant social du service social de l’hôpital travaille en étroite collaboration avec les différents organismes et structures situés hors de l’hôpital pour assurer les relais nécessaires suite à une hospitalisation.

Que fait l’assistant social de l’hôpital ?

L’assistant social du service social de l’hôpital informe et oriente les patients et leurs proches. L’assistant social oriente par exemple vers les points d’information locaux dédiés aux personnes âgées.

Vous pouvez notamment prendre contact avec l’assistant social de l’hôpital pour :

  • organiser l’aide et les soins dont vous aurez besoin à votre sortie d’hospitalisation
  • les demandes d’aides financières
  • les démarches d’admission dans un établissement si vous avez besoin temporairement ou définitivement d’’un hébergement après votre sortie d’hospitalisation.

Vous pouvez solliciter l’assistant social de l’hôpital pour organiser l’aide et les soins à domicile

L’assistant social de l’hôpital peut intervenir  dans l’organisation de l’intervention de services d’aide et de soins à domicile chez vous après votre sortie de l’hôpital : intervention d’un service d’aide et d’accompagnement à domicile, intervention d’un SSIAD (service de soins infirmiers à domicile), mise en place d’un portage de repas.

Pour en savoir plus, consultez le dossier « Etre hospitalisé : ce qu’il faut savoir ».

Vous pouvez solliciter l’assistant social de l’hôpital pour les demandes d’aides financières 

L’assistant social de l’hôpital peut intervenir par exemple :

L’aide au retour à domicile après une hospitalisation est une aide temporaire pour faciliter votre retour à domicile et favoriser votre rétablissement dans les meilleures conditions. Après une hospitalisation, vous pouvez en effet vous sentir fragilisé et avoir besoin d’être entouré lorsque vous rentrez chez vous, particulièrement si vous vivez seul ou si vous êtes isolé.

Vous pouvez solliciter l’assistant social de l’hôpital pour les démarches d’admission dans des établissements

Après une hospitalisation, il est possible que vous ayez besoin de reprendre des forces avant de revenir à la maison. L’assistant social peut vous aider à trouver un établissement d’hébergement temporaire ou un établissement proposant des soins de suite et de réadaptation (SSR).

Si vous ne pouvez plus vivre chez vous et que vous devez vous installer dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées, l’assistant social peut vous accompagner dans votre recherche et votre demande d’admission.

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Comment mettre en place des soins à domicile ?

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Maison de retraite : qu’est-ce qu’une UHR ?

Publié le : 
16 avril 2018
- Mis à jour le : 
30 avril 2018

Lieux d’hébergement aménagés dans les EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), les UHR (unités d’hébergement renforcées) accueillent nuit et jour des personnes âgées ayant une maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée entraînant des troubles du comportement importants. 

Qu’est-ce qu'une UHR (unité d’hébergement renforcée) ?

Une UHR (unité d’hébergement renforcée) est un espace aménagé dans un EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) afin d’héberger des personnes âgées ayant la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée entraînant d’importants troubles du comportement qui altèrent leur sécurité et leur qualité de vie.

Contrairement aux PASA (pôles d’activités et de soins adaptés) qui accueillent les résidents à la journée, les UHR proposent un accompagnement nuit et jour. En moyenne, 12 à 14 personnes y sont accueillies.

Les personnes qui y sont accompagnées ont vocation, dans la mesure du possible, à retourner dans leur lieu de vie habituel (leur domicile ou l’EHPAD) une fois les troubles du comportement atténués. 

Quel accompagnement est proposé dans l’UHR ?

L’unité d’hébergement renforcée propose sur un même lieu :

  • l’hébergement,
  • les soins,
  • les activités sociales et thérapeutiques, qu'elles soient individuelles ou collectives.

Des professionnels soignants spécialement formés à l’accompagnement de personnes ayant des troubles du comportement liés à la maladie d’Alzheimer ou apparentée interviennent dans l’UHR :  un médecin, un infirmier, un psychomotricien ou un ergothérapeute, un aide-soignant , une aide médico-psychologique, un assistant de soins en gérontologie, un psychologue pour les résidents et les familles.

Un projet d’accompagnement de de soins est élaboré avec chaque personne hébergée en lien avec la famille et l’équipe soignante : participation à certaines activités thérapeutiques (atelier mémoire, musicothérapie…), respect des habitudes de vie de la personne et de son rythme…

A noter : La conception architecturale de l’UHR est pensée pour réduire l’agitation et favoriser l’orientation et la déambulation des personnes.

Qui peut aller dans une UHR ?

Une UHR peut accueillir des résidents venant de l’EHPAD où l’UHR est située mais également des personnes vivant à domicile ou dans un autre établissement.

Les décisions concernant les admissions de l’UHR se prennent sur avis du médecin coordonnateur de l’EHPAD dans laquelle se trouve l’unité, en lien avec le médecin traitant de la personne. Le consentement de la personne est activement recherché avant l’admission.

Au préalable, le diagnostic doit avoir été posé et annoncé à la personne et à ses proches. Une évaluation des troubles du comportement doit également avoir été réalisée par l’équipe soignante, au moyen de grilles d’évaluation préconisées (NPI-ES, échelle de Cohen-Mansfield).

Lorsque les troubles du comportement ont diminué et que l’équipe soignante considère que la personne peut retourner sur son lieu de vie et de soins habituel, une décision de sortie de l’UHR ou de réorientation est prise, en concertation avec la famille et après avis du médecin coordonnateur de l’EHPAD.

Comment savoir si un EHPAD dispose d’une UHR ?

Pour trouver un EHPAD disposant d’une UHR, vous pouvez utiliser l’annuaire du portail. Il suffit de choisir dans type d’établissement le filtre « EHPAD » puis dans « accompagnement spécifique » le filtre « UHR ».

Quel est le coût ?

L’hébergement dans une UHR est facturé comme l’hébergement dans l’EHPAD. La personne doit régler un tarif hébergement et un tarif dépendance.

Le tarif dépendance et le tarif hébergement de l’UHR peuvent être différents des tarifs de l’EHPAD.

Pour en savoir plus sur la facturation en EHPAD, consultez l’article « Comprendre sa facture en EHPAD ». 

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Maladie de Parkinson : des événements partout en France pour informer sur la maladie

Publié le : 
11 avril 2018
- Mis à jour le : 
11 avril 2018

Le 11 avril est la journée mondiale de la maladie de Parkinson. En France, de nombreux évènements sont organisés durant toute la semaine pour sensibiliser le grand public et contribuer au changement de regard sur les malades.

Des évènements organisés partout en France

Depuis le début du mois d’avril jusqu’à fin mai 2018, les comités locaux France Parkinson organisent des évènements pour informer le grand public sur la complexité de la maladie. La liste de ces évènements est disponible sur le site de l’association France Parkinson.

A Paris, des conférences intitulées « Sommeil et Parkinson » et « Nouveau regard sur la recherche » ont été organisées le samedi 7 avril à la Cité des sciences et de l’industrie. Ces conférences pourront être visionnées sur la chaine YouTube de France Parkinson mi-avril.

La campagne de sensibilisation « Changeons de regard » diffusée pour la 2ème année consécutive

En 2017, l’association France Parkinson a lancé une campagne de sensibilisation intitulée « Changeons de regard », pour alerter sur les préjugés qui stigmatisent les malades. En 2018, cette campagne est reconduite avec des diffusions d’un spot vidéo sur certaines chaînes de télévision. Ce spot vidéo est consultable sur la chaîne YouTube de France Parkinson

Soutenir les proches aidants des personnes atteintes de la maladie de Parkinson

Un programme, nommé A2PA (Aide aux aidants Parkinson), a été développé pour accompagner, soutenir et informer les proches de personnes ayant la maladie de Parkinson.

L’objectif est de permettre aux aidants de comprendre la maladie de Parkinson pour accompagner leur proche malade au mieux et de leur donner l’occasion de se retrouver entre eux pour échanger, partager, obtenir des conseils et s’enrichir mutuellement de leurs expériences.

L’accès au programme est gratuit pour les proches des malades sans obligation d’adhésion.

Une plateforme d’e-learning consacrée à la maladie de Parkinson est accessible également pour répondre aux besoins d’information et de formation à distance des malades et de leurs proches.

Pour en savoir plus sur ces programmes destinés à soutenir les proches aidants, consultez le site de France Parkinson et pour en savoir plus sur les solutions existantes quand on aide un proche en perte d’autonomie, consultez la rubrique « Aider un proche »

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Quelques idées pour organiser vos vacances

Publié le : 
5 avril 2018
- Mis à jour le : 
5 avril 2018

Comment partir en vacances malgré la perte d’autonomie ? Voici quelques idées pour organiser vos vacances, que vous soyez en perte d’autonomie ou que vous accompagniez au quotidien un proche en perte d’autonomie.

De nombreuses questions se posent quand on souhaite partir en vacances malgré la perte d’autonomie :

  • comment trouver un lieu de villégiature adapté ?
  • comment trouver de l’aide sur place, par exemple si vous avez besoin de soins au quotidien ?

D’autres questions se posent pour les aidants qui apportent une aide essentielle à un proche en perte d’autonomie lorsqu’ils envisagent de partir en vacances :

  • quelles solutions existent pour que mon proche soit aidé pendant mon absence ?

Le dossier Partir en vacances malgré la perte d’autonomie évoque toutes les solutions à envisager : les séjours organisés, les solutions d’hébergement temporaire, les séjours vacances adaptés permettant de partir avec un proche en perte d’autonomie…

Pour en savoir plus et trouver des idées pour organiser vos vacances, consultez le dossier Partir en vacances malgré la perte d’autonomie.

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Interview de Célia Chapelou, mandataire judiciaire à la protection des majeurs

Publié le : 
23 mars 2018
- Mis à jour le : 
23 mars 2018

Mandataire judiciaire à la protection des majeurs à l’UDAF de la Dordogne, Célia Chapelou nous parle de son métier, encore peu connu du grand public.

Depuis combien de temps êtes-vous mandataire judiciaire à la protection des majeurs ?

J’exerce ce métier depuis dix ans. Au départ, j’accompagnais les personnes dans le cadre de mesures de protection juridique en tant que conseillère en économie sociale et familiale. Depuis, conformément aux obligations de la loi du 5 mars 2007, j’ai passé le certificat national de compétence de mandataire judiciaire à la protection des majeurs.

Dans quel cadre exercez-vous votre métier ?

Je travaille à l’UDAF (Union départementale des associations familiales) de la Dordogne, une association tutélaire, au sein du service milieu ouvert qui intervient auprès de personnes vivant à domicile ou dans des résidences autonomie pour personnes âgées. J’accompagne 46 personnes qui ont des mesures de protections différentes : curatelles aménagées, curatelles renforcées, tutelles…

En quoi consiste votre métier ?

Ma mission auprès des personnes dépend du mandat que le juge des tutelles m’a confié.

D’une manière générale, je rends visite aux majeurs protégés (personnes âgées ou personnes handicapées) chez eux tous les mois ou davantage si la situation le nécessite. Nous pouvons nous rencontrer également dans les locaux de l’association ou par exemple lors de la visite d’un établissement ou d’une audience auprès du juge des tutelles.  

Pour en savoir plus sur ce métier, lire l'article le mandataire judiciaire à la protection des majeurs.

Pouvez-vous décrire vos visites au domicile des personnes ?

Lors de mes visites, je remets aux personnes leurs relevés de compte et nous faisons le point sur le budget, leur situation patrimoniale et sur leur vie quotidienne.

Nous évoquons également leurs projets (déménagement, vacances, achat de voiture…). Lorsque cela est possible, dans le cadre d’un travail sur l’autonomie, nous évoquons  les notions de prévisions budgétaires. Nous pouvons également décider de réaliser des provisions dans l’optique de la réalisation d’un  projet. Mon accompagnement est individualisé et adapté en fonction des capacités des personnes que j’accompagne.

Nous ne parlons pas seulement de budget. Nous pouvons également échanger sur des difficultés rencontrées dans le quotidien (difficultés professionnelles, successorales, familiales) ou sur des projets familiaux. Par exemple, si une personne en curatelle souhaite se marier, je dois, en qualité de curateur, donner l’autorisation. Si cette personne a un patrimoine important, je vais travailler avec elle à l’élaboration éventuelle d’un contrat de mariage, pour assurer la protection de ses biens propres.

Avec quels professionnels êtes-vous en lien ?

Je travaille bien évidemment avec les juges des tutelles. Je les informe par des notes de situation ou je les sollicite en déposant des requêtes lorsque cela est nécessaire.

Je suis régulièrement en lien avec les autres organismes intervenant auprès des personnes que j’accompagne : services sociaux, services d’aide ou de soins à domicile, services de santé… C’est un métier où l’on travaille en partenariat.

Quelle est la procédure pour vous demander d’intervenir ?

Nous ne pouvons pas être sollicités directement par les personnes ou les familles. Lorsque le juge des tutelles constate qu’aucun membre de la famille de la personne à protéger ne peut ou ne veut assurer la mission de tuteur ou curateur, il désigne nommément un mandataire individuel ou une association tutélaire.

La personne protégée peut-elle changer de mandataire judicaire ?

Tout à fait. La personne protégée peut solliciter l’association tutélaire en cas de difficultés.

Si des difficultés persistent, ou en cas de désaccord entre la personne protégée et nos services, elle peut s’adresser directement au juge des tutelles. Dans ce cadre, le juge des tutelles reçoit la personne protégée afin de faire le point et évaluer la situation. S’il estime que la demande est légitime, le juge désigne alors une autre association tutélaire ou bien un mandataire privé.

D’une manière générale, la personne protégée peut, à n’importe quel moment, saisir le juge des tutelles. Je le rappelle souvent aux personnes que j’accompagne.

Combien coûte votre intervention ?

La personne protégée participe au financement de la mesure de protection dont elle bénéficie au prorata de ses ressources en fonction d’un barème national qui définit une participation mensuelle forfaitaire.  En dessous d’un certain seuil de revenus, les personnes n’ont rien à payer. C’est l’Etat qui prend alors en charge l’intégralité du coût.

Quels sont vos liens avec les familles ?

Chaque situation est différente. D’une manière générale, quand la famille est présente, il est très agréable de travailler avec elle. Je pense notamment à une dame que j’ai accompagnée dans le cadre d’une entrée en maison de retraite. Son fils était très investi et nous avons été en lien étroit tout au long du processus d’admission jusqu’à l’installation de cette dame dans l’établissement. 

Nous sommes cependant soumis au secret professionnel. Par exemple, nous ne pouvons pas répondre aux questions de la famille sur la situation des comptes. Le majeur protégé décide seul s’il souhaite discuter de sa situation financière avec ses proches.

Il faut savoir que la famille a également le droit de saisir le juge des tutelles si elle a des questions sur l’exercice de la mesure de protection.

Qu’aimez-vous dans votre métier ?

Notre métier est méconnu et ne bénéficie pas toujours d’une image positive. C’est dommage car c’est un métier très riche, du fait de la diversité du public accompagné et des mandats confiés. Nous sommes au cœur du quotidien des personnes dans un rôle d’accompagnement individualisé.

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