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Interview de Christelle Goncalves, assistante de soins en gérontologie

Publié le : 
13 février 2018
- Mis à jour le : 
14 février 2018

Christelle Goncalves nous parle de son métier d’assistante de soins en gérontologie à l’EHPAD la Maison du Saule Cendré géré par ADEF Résidences à Orly dans le Val-de-Marne.
 

Depuis combien de temps travaillez-vous en EHPAD ?

Je travaille en EHPAD depuis 13 ans et depuis 7 ans à l’EHPAD la Maison du Saule Cendré à Orly. J’ai commencé comme auxiliaire de vie sociale puis j’ai suivi une formation d’aide médico-psychologique dans le cadre de la formation continue. Il s’agit d’une reconversion professionnelle. Avant, je travaillais dans le commerce.

Vous avez suivi une formation d’assistante de soins en gérontologie. Que vous a-t-elle apporté ?

J’ai tout de suite accepté quand la directrice de l’EHPAD m’a proposé de faire cette formation. J’avais déjà quelques acquis car la formation a beaucoup de similitudes avec la formation d’aide médico-psychologique.

La formation d’assistante de soins en gérontologie m’a permis d’avoir un questionnement plus poussé, une analyse plus fine afin de renforcer l’accompagnement des résidents en fonction des différentes situations.

J’ai également pu me perfectionner dans l’organisation d’activités pour les personnes qui ont des troubles du comportement. J’ai aussi été sensibilisée à une approche non-médicamenteuse de l’accompagnement. Par exemple, nous accueillons régulièrement une réflexologue. Ses interventions donnent de bons résultats dans l’apaisement des résidents.

Qu'est-ce que la réflexologie ?

La réflexologie se pratique en exerçant une pression avec le bout des doigts sur des zones ou des points réflexes situés sur les pieds, les mains et les oreilles. Ces points correspondent à des organes ou des fonctions organiques. Elle cherche à apporter un certain soulagement à toutes sortes d’affections : stress, maux de tête…

En quoi consiste votre métier d’assistante de soins en gérontologie en EHPAD ?

Je travaille en équipe pluridisciplinaire. Avec mes collègues, nous mettons en œuvre les projets d’accompagnement individuels des résidents en respectant leurs habitudes de vie.

Nous faisons également attention à ne pas tomber dans la routine. Nous essayons de nouvelles approches, nous ne nous cantonnons pas aux activités classiques.

Par exemple, nous avons récemment eu la chance d’emmener 5 résidents de l’EHPAD en vacances en Bretagne, à Lorient. Nous avons été accueillis dans une autre maison de retraite gérée par ADEF Résidences comme l’EHPAD la Maison du Saule Cendré. C’était très gratifiant de voir l’attitude des résidents changer positivement. Ils ont même gardé des liens avec les résidents de la maison de retraite de Lorient qui vont peut-être venir cet été à Orly.

Qu’est-ce que vous aimez dans votre métier ?

J’apprécie de donner en ayant beaucoup de retours. J’aime aussi les échanges avec les résidents, les sourires du soir avant de partir que je retrouve le lendemain matin.

L'assistant de soins en gérontologie

L’assistant de soins en gérontologie est un aide-soignant ou un aide médico-psychologique qui a suivi une formation pour intervenir auprès de personnes âgées en perte d’autonomie du fait de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. Il est formé aux techniques de soins et de communication adaptées aux personnes atteintes par ces maladies.

En EHPAD, les assistants de soins en gérontologie interviennent notamment dans les PASA (pôles d’activités et de soins adaptés) quand l’EHPAD en possède un.

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Mieux diagnostiquer la maladie d’Alzheimer

Publié le : 
6 février 2018
- Mis à jour le : 
6 février 2018

Une campagne de communication est lancée par l’association France Alzheimer. Elle a pour objectif de sensibiliser les médecins et le grand public à l’importance de poser un diagnostic le plus tôt possible. Le diagnostic conditionne en effet la mise en place d’un accompagnement personnalisé et adapté aux besoins de la personne malade et à ceux de son proche aidant.

Afin d’inciter le grand public à la démarche diagnostique, l’association diffuse :

  • un spot de sensibilisation et 11 chroniques reprenant des interviews d’experts diffusés du 22 janvier au 12 février sur un large réseau de radios locales et nationales (Europe 1, BFM, RMC, Virgin, RRM…)
  • un dépliant diagnostic distribué dans les cabinets médicaux et par les associations départementales France Alzheimer et maladies apparentées pour informer et sensibiliser les patients et le grand public. 

Afin de renforcer la connaissance des médecins généralistes sur les dispositifs vers lesquels orienter leurs patients diagnostiqués, l’association diffuse une fiche repère indiquant l’ensemble des dispositifs et structures d’accompagnement existant pour orienter au mieux leurs patients atteints par la maladie d’Alzheimer ou par une pathologie apparentée.

Ces outils de communication ont été réalisés par l’association France Alzheimer en lien avec le Collège de la Médecine Générale et la Fédération des Centres Mémoire de Ressources et de Recherche et avec le soutien du ministère des Solidarités et de la Santé.

Pour en savoir plus, consultez l’article Diagnostic d’Alzheimer : le plus tôt sera le mieux ! sur le site de l'Association France Alzheimer.

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Maison de retraite : qu'est-ce qu'un PASA ?

Publié le : 
31 janvier 2018
- Mis à jour le : 
1 février 2018

Les PASA (pôles d'activités et de soins adaptés) sont des espaces aménagés au sein des EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). Ils sont destinés à accueillir durant la journée des résidents de l’EHPAD atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie neuro-dégénérative et ayant des troubles du comportement modérés.

Qu’est-ce que c’est ?

C’est un espace aménagé dans l’EHPAD dédié à l’accueil des résidents atteints de la maladie d’Alzheimer ou de maladies neuro-dégénératives durant la journée. Les personnes âgées qui y sont accueillies à la journée peuvent éventuellement venir de l’extérieur. Les PASA (pôles d'activités et de soins adaptés) ne proposent pas d’hébergement.

Le PASA est un espace conçu pour créer un environnement confortable, rassurant et stimulant pour les résidents. Il doit aussi offrir des lieux de vie sociale pour le groupe, notamment pour l’accueil des familles et proposer une ouverture sur l’extérieur par un prolongement sur un jardin ou sur une terrasse sécurisés, librement accessibles aux résidents.

Un PASA accueille au maximum 14 résidents pour proposer un accompagnement personnalisé.

Quel accompagnement est proposé aux résidents dans les PASA ?

Les PASA proposent des activités individuelles ou collectives. Le programme d’activités est élaboré par un ergothérapeute ou un psychomotricien, sous la responsabilité du médecin coordonnateur. Il a pour objectif d’offrir un accompagnement spécifique et personnalisé en fonction des besoins des résidents, notamment pour faire diminuer les manifestations de l’humeur et les troubles du comportement.

Des professionnels spécialement formés aux techniques de soins et de communication adaptées aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de maladies neuro-dégénératives interviennent dans le PASA. L’équipe est composée d’un psychomotricien ou d’un ergothérapeute, d’assistants de soins en gérontologie, et d’un psychologue pour les résidents et leurs familles.

Qui peut aller au PASA ?

Les résidents de l’EHPAD qui ont été diagnostiqués comme ayant la maladie d’Alzheimer ou une maladie neuro-dégénérative et qui sont d’accord pour participer aux activités du PASA peuvent y être accompagnés.

La décision d’une entrée en PASA est prise par l’équipe du PASA et validée par le médecin coordonnateur de l’EHPAD.

Comment savoir si un EHPAD dispose d’un PASA ?

L’annuaire des EHPAD du portail dispose de l’information sur la présence d’un PASA dans les EHPAD. L’information figure sur la fiche détaillée de l’établissement dans la partie « Accompagnement spécifique ».

Si vous êtes à la recherche d’un EHPAD et que vous souhaitez qu’il dispose d’un PASA, vous pouvez filtrer votre recherche en sélectionnant le critère « PASA » dans la colonne de gauche de l’annuaire des EHPAD.

Quel est le coût ?

L’accueil proposé dans le cadre du PASA n’est pas facturé en supplément du coût mensuel de l’EHPAD aux résidents qui en bénéficient.

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Améliorer le quotidien des habitants âgés : les actions du CDCA du Val d’Oise

Publié le : 
22 janvier 2018
- Mis à jour le : 
22 janvier 2018

Jean-Marie Bontemps, vice-président de la formation personnes âgées du CDCA (conseil départemental de la citoyenneté et de l’autonomie) du Val d’Oise, nous parle des réalisations et des projets du CDCA en faveur des retraités et des personnes âgées.

Depuis combien de temps et pour quelles raisons êtes-vous investi dans le CDCA ?

J’étais investi depuis 2011 dans le CODERPA du Val d’Oise, l’instance que le CDCA (conseil départemental de la citoyenneté et de l’autonomie) a remplacée, en tant que représentant de la Fédération générale des retraités de la fonction publique. Lorsque le CDCA a été mis en place en juin 2017, j’ai continué à y représenter mon organisation.

Mon implication se situe dans la continuité de mon engagement syndical.  Au moment de mon passage à la retraite, il m’a semblé naturel et utile de continuer à m’investir et de mettre l’expérience acquise durant ma vie professionnelle au service des retraités et des personnes âgées.

Le CDCA soutient une charte du Bien Vieillir en Val d’Oise. Comment s’est passée son élaboration ?

Le CODERPA est à l'origine de la création de la charte du Bien Vieillir en Val d'Oise et a été fortement soutenu dans cette démarche par le Conseil départemental du Val d'Oise. Nous nous sommes rendus compte qu’il n’y avait pas de réflexion globale sur la place des retraités et des personnes âgées dans la ville. Nous nous sommes donc inspirés d’une charte affirmant la place des personnes handicapées dans la cité pour élaborer une charte du bien vieillir prenant en compte tous les aspects de la vie des retraités : le logement, les transports, la culture… Une fois finalisée, la charte a été soutenue par le Conseil départemental du Val d’Oise et présentée aux communes et intercommunalités du département pour qu’elles la signent. L’objectif de la charte est d’inciter les villes signataires à aller au-delà des obligations légales pour améliorer le quotidien des habitants âgés.

Comment la charte du Bien Vieillir est-elle mise en œuvre ?

Désormais, c'est le CDCA qui soutient cette belle démarche. Nous organisons régulièrement des journées des villes signataires auxquelles participent les élus et les responsables des CCAS (centres communaux d’action sociale). Un réseau de solidarité entre villes signataires s’est ainsi formé pour mutualiser les moyens et les expériences. A ce jour, plus de la moitié de la population du département est couverte par cette charte.

Quelles sont les autres réalisations importantes du CDCA en faveur des personnes âgées ?

Tout d’abord, le CDCA soutient le réseau inter-CVS (conseils de la vie sociale), créé par le CODERPA , qui s’inspire du réseau inter-CVS en Essonne. Ce réseau fonctionne bien à présent dans le Val d’Oise. On y trouve des responsables d’EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), des membres des familles, des résidents, des professionnels. Nous avons par exemple réalisé une enquête auprès des EHPAD qui ont des difficultés à faire vivre leurs conseils de la vie sociale. Le CDCA et le département du Val d’Oise adhèrent par ailleurs à Monalisa, ce qui a permis de créer des coopérations locales qui montent des actions pour lutter contre l’isolement des personnes âgées. Enfin, une lettre d’information paraît 3 fois par an depuis 2012. La lettre donne notamment des informations pratiques, par exemple des informations sur les droits des personnes âgées en établissement : comment faire une réclamation en EHPAD ? à quoi sert le conseil de la vie sociale ? Elle aborde également des questions sur la santé et les mesures de protection juridique.

Quels sont les projets du CDCA pour 2018 ?

La deuxième réunion plénière du CDCA réunissant la formation personnes âgées et la formation personnes handicapées se tient le 18 janvier. Nous définirons à cette occasion les thèmes de travail communs : il s’agira sans doute de l’accessibilité, notamment dans les transports, et du logement.

Tel que le CDCA a été conçu, nous pourrons à la fois poursuivre la réflexion, les actions spécifiques à notre public, les personnes âgées d’une part, les personnes handicapées d’autre part, tout en investissant des sujets communs. Nous serons alors plus forts pour défendre nos projets, plus convaincants.

Le CDCA : Nouvelle instance créée par la loi d’adaptation de la société au vieillissement

Le CDCA remplace à la fois le conseil départemental consultatif des personnes handicapées et le CODERPA (comité départemental des retraités et personnes âgées).  Le CDCA, composé d’une formation personnes âgées et d’une formation personnes handicapées, donne son avis sur les sujets concernant ces publics. 

(entretien réalisé le 12 janvier 2018) 

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Devenir tuteur de son proche : à quoi s’engage-t-on ?

Publié le : 
17 janvier 2018
- Mis à jour le : 
17 janvier 2018

Vous avez demandé une mise sous tutelle de votre proche qui ne peut plus s’occuper seul de ses affaires. Vous envisagez d’assumer la mission de tuteur. A quoi vous engagez-vous en acceptant ce rôle ?

Désignation d’un tuteur familial : solution prioritaire pour le juge des tutelles

Dans le cadre d’une procédure de mise sous tutelle, le juge des tutelles va chercher à désigner en priorité un membre de la famille pour tenir le rôle de tuteur.

Le juge va demander aux membres de la famille qu’il a rencontrés durant l’instruction du dossier s’il y a des volontaires pour exercer la mission de tuteur.

En effet, il n’y a pas d’obligation pour les membres de la famille : un mandataire judicaire à la protection des majeurs peut être nommé par le juge lorsque la famille ne souhaite pas remplir cette mission. C’est un professionnel dont l’intervention est financée par la personne sous mesure de protection selon un barème officiel qui dépend de ses revenus. Si la personne n’a pas les moyens de payer, le coût est pris en charge par l’Etat.

Quand le tuteur est familial, il exerce sa mission gratuitement.

Quelles seront vos missions si vous acceptez d’être tuteur de votre proche ?

Les missions du tuteur sont précisées dans le jugement. Elles vont en effet dépendre de la situation de votre proche.

D’une manière générale, le tuteur doit gérer les biens de la personne protégée ou l’aider à le faire de manière prudente et avisée. Ainsi, le tuteur peut notamment s’occuper de payer les factures, par exemple la facture de la maison de retraite si la personne est hébergée.

Quelles seront vos obligations à l’ouverture de la mesure ?

Vous serez tenu de prévenir les banques et les administrations (caisse de retraite, sécurité sociale, mutuelle…) de la mise en place de la mesure de protection en leur adressant une copie ou un extrait du jugement. Vous devez leur communiquer vos coordonnées  afin de recevoir l’ensemble des courriers concernant la personne protégée.

Dans les trois mois suivant l’ouverture de la mesure, vous devrez obligatoirement adresser au juge des tutelles un inventaire du patrimoine de la personne

Vous trouverez un modèle d’inventaire patrimonial à la fin du guide « Tuteur ou curateur, suivez le guide ! » (PDF, 3 Mo). Le greffe du tribunal qui a ouvert la mesure peut également vous procurer un modèle.

Quelles seront vos obligations tout au long de la mesure ?

Vous aurez à rendre compte de l'exécution de votre mandat à la personne protégée et au juge.

Vous devrez remettre tous les ans un compte-rendu annuel de gestion au greffier en chef du tribunal afin de rendre compte de l’exercice de la mesure. Celui-ci est accompagné des pièces justificatives nécessaires (relevé de compte par exemple). En cas d’irrégularité, le juge des tutelles sera saisi.

Vous trouverez des modèles de compte rendu annuel de gestion à la fin du guide « Tuteur ou curateur, suivez le guide ! » (PDF, 3 Mo). Le greffe du tribunal qui a ouvert la mesure peut également vous procurer un modèle.

Est-il possible de « démissionner » ?

Vous pouvez demander un changement de tuteur au juge en expliquant vos motivations. Il prendra ensuite la décision de changer ou non de tuteur.

A savoir : La désignation du tuteur n’est jamais définitive. En effet, la durée du mandat de tuteur est limitée. Elle est fixée par le juge et elle ne peut pas excéder 5 ans. Elle peut ensuite être renouvelée ou s’arrêter.  

Où trouver de l’aide ?

Si vous êtes désigné tuteur par le juge, vous avez la possibilité d’accéder à une information et à un soutien technique pour vous aider dans votre rôle de tuteur familial.

Vous pouvez trouver la liste des organismes qui peuvent vous aider auprès des greffes des tribunaux d’instance et de grande instance. Ils pourront vous aider et vous orienter vers les personnes et les services compétents.

Pour en savoir plus, consultez le portail du justiciable

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Aide à domicile : les retraités peuvent-ils bénéficier d’un crédit d’impôt ?

Publié le : 
9 janvier 2018
- Mis à jour le : 
9 janvier 2018

Pour les dépenses payées depuis le 1er janvier 2017, un crédit d'impôt est  accordé aux retraités ayant recours à l'emploi à domicile ou à un service à domicile. Le crédit d’impôt est égal à 50 % des dépenses annuelles d’aide à domicile. Ces dépenses seront à déclarer en 2018 sur la déclaration des revenus 2017.

Qu’est-ce qu’un crédit d’impôt ?

Le crédit d'impôt permet de bénéficier d'un remboursement si le montant du crédit d’impôt est supérieur à celui de l'impôt à payer. Les personnes non imposables peuvent ainsi en bénéficier. 

La réduction d'impôt permet uniquement de diminuer ou d'annuler l'impôt à payer. Les personnes non imposables ne peuvent donc pas en bénéficier.

Dans quelles conditions les retraités peuvent-ils bénéficier d’un crédit d’impôt pour l’aide à domicile ?

Les prestations donnant droit au crédit d’impôt sont les suivantes :

  • l’aide dans les actes de la vie quotidienne : aide au lever, au coucher, à la toilette…,
  • l’entretien de la maison et les travaux ménagers.

Attention, les montants pris en compte sont plafonnés. Pour en savoir plus sur les plafonds, consultez le site www.impots.gouv.fr

Quel est le montant du crédit d’impôt ?

Le crédit d’impôt est égal à 50 % de vos dépenses annuelles d’aide à domicile.

Vous devez déduire le montant des aides que vous avez perçues, par exemple l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) à domicile du montant des dépenses que vous déclarez.

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Résidence autonomie et résidence services : quelle différence ?

Publié le : 
3 janvier 2018
- Mis à jour le : 
5 janvier 2018

Les résidences autonomie et les résidences services accueillent des personnes âgées autonomes qui souhaitent vivre de façon indépendante tout en bénéficiant de services. Mais leurs statuts et leurs fonctionnements sont différents.
 

Un public similaire : les personnes âgées autonomes

Les résidences autonomie (ex logements-foyers) et les résidences services comportent à la fois des logements individuels et privatifs et des espaces communs dédiés à la vie collective. Elles sont souvent construites au cœur des villes à proximité des commerces, des transports et des services.

Elles sont conçues pour des personnes âgées autonomes ou relativement autonomes, seules ou en couple, qui ne peuvent plus ou ne veulent plus vivre à leur domicile.

La vie dans une résidence autonomie ou une résidence services permet de :

  • continuer à vivre de manière indépendante,
  • bénéficier d’un environnement convivial et sécurisé,
  • utiliser des services collectifs : restauration, ménage, animations…

Des gestionnaires principalement publics ou associatifs pour les résidences autonomie et privés commerciaux pour les résidences services

Les résidences autonomie sont majoritairement gérées par des structures publiques, notamment les CCAS (centres communaux d’action sociale), ou des structures à but non lucratif. Elles ont une vocation sociale. Le coût du logement y est modéré. Les résidents peuvent y bénéficier de l’ASH (aide sociale à l’hébergement) si leurs revenus sont inférieurs au montant de la facture mensuelle, à la condition que la résidence autonomie soit habilitée à recevoir des bénéficiaires de l’aide sociale.

Les résidents paient l’équivalent d’un loyer et des charges locatives à la résidence autonomie auxquels s’ajoute le cas échéant le coût des services proposés. Certaines prestations proposées peuvent être incluses et d’autres facultatives.

Les résidences services sont principalement gérées par des structures privées commerciales. Leurs occupants peuvent être locataires ou propriétaires.

Dans le cadre d’une location, la facturation mensuelle en résidence services comprend le prix du loyer, fixé au prix du marché, les charges locatives, auxquels s’ajoute le montant de l’abonnement de services auquel le résident a souscrit. Les occupants ne peuvent pas y bénéficier de l’ASH.

Des résidences autonomie encadrées par la règlementation médico-sociale contrairement aux résidences services

Les résidences autonomie appartiennent à la catégorie des établissements et services sociaux et médico-sociaux qui répondent à un besoin d’accompagnement social des personnes âgées.

Leur fonctionnement est régi par le Code de l’action sociale et des familles. Le conseil départemental leur délivre l’autorisation de fonctionner et vérifie la qualité des prestations par des évaluations régulières. Un conseil de la vie sociale composé de représentants des résidents, des familles et du personnel de l’établissement se réunit au moins trois fois par an.

Les résidences services ne sont pas des établissements et services sociaux et médico-sociaux. Elles répondent à une demande de prestation de services formulée par des personnes âgées, pour leur confort et leur bien-être.

Afin de mieux protéger les occupants au sein des résidences services, la loi relative à l'adaptation de la société au vieillissement du 28 décembre 2015 a introduit de nouvelles dispositions en distinguant les services non individualisables (facturés de manière forfaitaire) et les services individualisables (facturés selon la consommation effective du résident). La loi a également créé un conseil de résidents permettant aux occupants de la résidence services de participer aux décisions relatives à la gestion des services. 

A noter : depuis le vote de la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement, les résidences autonomie reçoivent des financements des départements leur permettant de rémunérer du personnel ou des intervenants extérieurs chargés de mettre en place des actions de prévention de la perte d’autonomie (ateliers prévention des chutes, nutrition, mémoire…). Ces actions de prévention, gratuites pour les  résidents, peuvent également être ouvertes aux personnes âgées extérieures à la résidence autonomie.

Pour en savoir plus, consultez l’article « les résidences autonomie » et l’article « les résidences services ». Vous pouvez également consulter les prix des résidences autonomie dans l’annuaire des résidences autonomie.

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Accueil de jour : comment ça marche ?

Publié le : 
27 décembre 2017
- Mis à jour le : 
1 février 2018

Les personnes âgées en perte d’autonomie peuvent être accueillies à la journée ou à la demi-journée dans un accueil de jour. L’accompagnement proposé a pour objectif  de leur permettre de rester vivre le plus longtemps possible chez elles.

L’accueil de jour : pour qui ?

L’accueil de jour s’adresse principalement aux personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée et aux personnes âgées en perte d’autonomie physique.

Pourquoi aller à l’accueil de jour ?

Aller à l’accueil de jour permet aux personnes âgées de préserver leur autonomie grâce aux activités adaptées proposées. Cela permet également aux personnes de sortir de chez elles et de nouer des liens avec les autres personnes présentes à l’accueil de jour.

Ces temps passés hors du domicile donnent par ailleurs la possibilité aux proches de dégager du temps dans la journée pour leurs propres occupations.

A quelle fréquence peut-on aller à l’accueil de jour ?

Il est possible d’être accueilli une à plusieurs journées par semaine dans un accueil de jour. Certains accueils de jour proposent de venir soit à la demi-journée, soit à la journée.

Comment trouver un accueil de jour ?

Différents types de structures proposent de l’accueil de jour :

Pour trouver les coordonnées des structures proposant de l’accueil de jour près de chez vous, consultez l’annuaire des accueils de jour du portail. Vous avez la possibilité d’affiner votre recherche en utilisant des filtres qui permettent de sélectionner uniquement les accueils de jour proposés dans les EHPAD ou bien de sélectionner uniquement les structures entièrement dédiées à l’accueil de jour.

Quelles démarches effectuer pour aller en accueil de jour ?

Pour s’inscrire dans un accueil de jour, il convient de prendre contact avec la structure et de compléter un dossier d’admission à retirer à l’accueil de jour. Un certificat médical est généralement demandé.

Pour en savoir plus, consultez l’article « Aller à l’accueil de jour ».  

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Hébergement temporaire : comment ça marche ?

Publié le : 
14 décembre 2017
- Mis à jour le : 
14 décembre 2017

Les maisons de retraite médicalisées et les accueillants familiaux proposent de l’hébergement temporaire pour les personnes âgées qui, momentanément, ne peuvent pas ou ne souhaitent pas rester à leur domicile.

L’hébergement temporaire : pour qui ?

Vous pouvez bénéficier d’un hébergement temporaire dans une maison de retraite médicalisée (EHPAD : établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) ou chez des accueillants familiaux.

Les motifs du recours à l’hébergement temporaire peuvent être divers :

  • vous avez un besoin d’aide plus soutenu après une hospitalisation ou une maladie ;
  • vous ne pouvez pas rester seul chez vous car le proche qui vous apporte une aide essentielle au quotidien s’absente (pour des vacances ou pour une hospitalisation par exemple) ou à certains moments de l’année (en hiver par exemple, si vous vivez dans un endroit isolé en montagne…) ;
  • vous avez besoin d’être entouré après un période difficile (décès d’un proche…).

Combien de temps peut durer un hébergement temporaire ?

L’hébergement temporaire est très souple.

Vous pouvez y avoir recours quelques jours seulement ou plusieurs mois d’affilée. Par ailleurs, vous pouvez être hébergé temporairement ponctuellement ou à plusieurs reprises dans l’année, par exemple, une semaine tous les trois mois.

Comment trouver un hébergement temporaire ?

L’annuaire du portail donne des informations sur les places et sur les prix d’hébergement temporaire dans les EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). Lorsque vous lancez votre recherche d’établissements, choisissez le filtre « hébergement temporaire » afin d’obtenir la liste des structures proposant des places d’hébergement temporaire, puis tapez un code postal.

Si vous souhaitez bénéficier d’un hébergement temporaire chez des accueillants familiaux, contactez le service de votre département en charge de l’accueil familial. Ce service vous procurera la liste des accueillants familiaux proposant de l’hébergement temporaire.

Quelles démarches effectuer pour aller en hébergement temporaire ?

Si vous souhaitez bénéficier d’un hébergement temporaire en EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), vous devez remplir le dossier unique de demande d’admission et l’envoyer à l’EHPAD ou aux EHPAD que vous avez repérés. Ce même dossier unique est utilisé pour une demande d’entrée définitive et pour une demande d’hébergement temporaire.

Attention : le traitement d’un dossier peut prendre un peu de temps. Il est donc préférable d’anticiper et de faire la demande le plus tôt possible. Par exemple, quand le besoin d’hébergement temporaire est lié au départ en vacances des proches et qu’il est programmé bien en avance, il ne faut pas attendre le dernier moment pour faire la demande à l’EHPAD.

Pour en savoir plus sur le dossier d’admission, consultez l’article « Les EHPAD ».

Si vous avez trouvé un accueillant familial pouvant vous héberger temporairement, vous devez établir avec lui un contrat d’accueil. Pour en savoir plus, consultez l’article « Vivre en accueil familial ».

Pour en savoir plus sur l’hébergement temporaire, consultez la rubrique « Vivre ailleurs temporairement ».

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Qu’est-ce qu’une ville amie des aînés ?

Publié le : 
6 décembre 2017
- Mis à jour le : 
6 décembre 2017

L’Organisation mondiale de la santé soutient la démarche des « Villes amies des aînés » qui s’engagent à prendre en compte l’expérience des habitants âgés pour améliorer leur qualité de vie au quotidien.

Villes amies des aînés : un programme international porté par l’Organisation mondiale de la santé

Le programme Villes Amies des Aînés est né en juin 2005 lors du Congrès mondial de gérontologie et de Gériatrie à Rio de Janeiro au Brésil. L’objectif était de créer un réseau de villes engagées dans l’amélioration du bien-être des habitants âgés sur leur territoire.

La particularité de la démarche, portée par l’Organisation mondiale de la santé, est de s’appuyer sur l’expérience des habitants des villes et notamment sur celle des personnes âgées. Cette dimension participative en est un aspect fondamental.

Comment devient-on  Ville amie des aînés ?

Les villes désireuses de devenir «  Villes amies des aînés » sont d’abord tenues d’interroger les habitants afin d’évaluer l’adaptation de la ville aux besoins et attentes des personnes âgées. Des thématiques sont étudiées dans le détail comme les espaces extérieurs et les bâtiments, les transports, l’habitat, l’information et la communication.

Les résultats de l’évaluation sont ensuite diffusés aux habitants puis un plan d’action est décidé et mis en œuvre pendant 3 ans. A l’issue des 3 ans, les actions réalisées sont évaluées et un nouveau plan d’action est établi. La démarche est continue.

En France, près d’une centaine de villes, plus ou moins grandes, en milieu urbain ou rural, sont concernées par la démarche. La plus petite ville amie des aînés française compte 790 habitants. Il s’agit de Meaulne dans l’Allier. Des villes plus importantes, comme Rennes depuis 2011, ou Bordeaux font également partie du réseau Villes amies des aînés.

Un annuaire des Villes amies des aînés est en ligne sur le site du réseau francophone des villes amies des aînés.

Le réseau francophone des Villes amies des aînés œuvre pour développer cette démarche

Le Réseau Francophone des Villes Amies des Aînés composé de villes belges, suisses, françaises  et d’Andorre apporte son soutien aux villes engagées dans la démarche « Villes Amies des Aînés » pour qu’elles poursuivent leurs efforts d’adaptation du territoire aux besoins des personnes âgées dans le temps. Les membres du réseau peuvent  également partager et diffuser leurs expériences.